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 20 janvier

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Toma Sayashi
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MessageSujet: 20 janvier    Ven 1 Juil - 1:00

Le rouquin jeta un bref regard à la classe qui avait fini l’échauffement. Les élèves étaient maintenant tous répartis en équipe de trois et tiraient des paniers pour s’échauffer. Il jeta un bref regard à Noeru mais ne tarda pas à changer son regard de direction. Il l’avait violée, il l’avait vraiment fait. De nouveau il se sentit malade et dû se retenir de courir aux toilettes : il était en plein cours de sport et il ne pouvait pas laisser la classe sans surveillance.  Comment osait-il même la regarder, espérer qu’elle réponde à ses messages ? Comment pouvait-il encore se regarder dans la glace et sortir de chez lui ? Faire comme si de rien n’était ? De nouveau, il avait envie de vomir, il se donnait envie de vomir. Il se sentait sale et rien de ce qu’il pouvait bien se dire ou faire ne changeait ça.

Elle le détestait, et elle avait bien raison, elle avait vraiment toutes les raisons. Il n’avait aucun souvenir de cette soirée, et c’était sûrement le pire. Il ne l’avait pas blessée délibérément, mais il l’avait fait, et de la pire des manières, d’une façon qui l’écoeurait au plus haut point, il avait abusé d’elle dans une situation où elle n’avait pas pu lui dire non. Lui qui mettait un point d’honneur au consentement mutuel, même s’il n’avait pas plus de respect pour sa partenaire qu’il n’en avait pour les inconnus qui lui passaient à côté dans la rue, il n’avait pas su à s’en tenir à ce strict minimum…

Il avait retourné la soirée dans son esprit pendant les dernières semaines, mais les sanglots de Noeru q’il avait entendu à travers la porte retentissaient sans cesse dans son esprit, l’empêchant de réfléchir correctement. Il s’en voulait tellement, il ne savait pas quoi faire… Il avait pourtant eu l’audace de lui envoyer des messages, des dizaines de messages s’excusant, comme si cela pouvait changer quoi que ce soit, comme si ça réparait la descente aux enfers qu’elle avait sûrement vécu, et qu’elle était d’ailleurs en train de vivre. A chaque fois qu’il y repensait il n’osait pas croire qu’il prenait ce droit, il n’osait pas croire qu’il se sentait aussi confortable avec la situation pour demander à lui parler…
Des bribes de la soirée lui étaient pourtant revenues,  il s’était souvenu avoir commencé à la déshabiller dans l’ascenseur, et il l’avait traitée comme une moins que rien. Elle qu’il aimait plus que toutes les autres, il n’avait même pas eu la décence de la traiter comme un être humain, il ne lui avait pas accordé la moindre once de respect… De nouveau, il se sentit pâlir et cette boule dans la gorge manquait de le faire courir aux toilettes. Il détestait cette sensation, mais il espérait ne pas en être débarrassé de suite. Tout comme ce mal de tête qui depuis ce fameux jour ne lavait pas quitté.

En réalité, la seule chose qui le faisait tenir debout était l’espoir de voir qu’elle s’en remettait. Il ne voulait pas de son pardon, il ne voulait pas non plus qu’elle lui reparle… Il voulait s’assurer qu’elle ne se laisserait pas mourir comme elle avait l’habitude pris de le faire. De son côté, il continuait à vivre en toute impunité, mais avec ce dégoût constant, il ne mettait d’ailleurs plus autant d’effort dans son apparence, il faisait le minimum mais ne se maquillait plus, par exemple. Il n’était cependant pas moins occupé, il ne pouvait pas ne rien faire et se perdait donc pendant des heures durant sur l’entreprise de son père, autrement il ne pouvait pas penser à autre chose qu’à la détresse de Noeru cette nuit là et comment il lui avait sûrement forcé la main… Dès qu’il avait quelques minutes pour lui il ne pouvait pas s’empêcher d’y penser, d’essayer de se souvenir… Et d’un autre côté, il était persuadé qu’il ne recouvrerait pas sa mémoire si facilement, c’était le principe de la mémoire sélective, et mêlée à l’alcool, c’était sans doute peine perdue… Bon là, il fallait vraiment qu’il aille vomir…

- Monsieur Sayashi ! Ca ne va p-
- Kudou surveillez la classe pour moi s’il-vous-plaît…


Le rouquin sortit du gymnase pour se rendre aux toilettes qui se trouvaient non loin. Il resta dans le cabinet pour bien cinq minutes avant de sortir se laver les mains et le visage. Il pu voir sa figure sur les miroirs accrochés au mur. Il avait l’air très pâle, quelques cernes, mais en dehors de ça, il s’en sortait bien, trop bien…Comment pouvait-il avoir l’air aussi bien… Il avait abusé de sa petite-amie, ou de son ex-petite-amie, il ne savait plus… Et au final ce n’était pas ce qui comptait réellement. Mais c’était tellement injuste, les répercussions physiques sur elle étaient toujours si flagrante, elle se retrouvait toujours punie d’une façon ou d’une autre…

Le professeur ne tarda pas à aller retrouver sa classe, ne pouvant pas s’absenter trop longtemps. Il ne s’attarda pas à regarder qui avait bien fait les exercices demandés, il n’était pas d’humeur. Les trouble-faites de la classe pouvaient s’estimer heureux, leurs crimes demeureraient impunis pour cette fois-là… Il n’avait pas envie de s’embêter à distribuer des zéros à tout va, ni même envie de les envoyer courir dehors dans le froid et la neige… En fait il n’avait qu’une envie : c’était de s’échapper, loin, de partir et de s’isoler. Si ça ne tenait qu’à lui il repartirait immédiatement en Amérique, sans regarder derrière lui. Mais Noeru, d’une manière ou d’une autre il voulait veiller sur elle, s’assurer qu’elle allait bien, ou du moins qu’elle ne fasse pas n’importe quoi. C’était d’ailleurs pour cette raison-ci qu’il était revenu en cours… Dans l’espoir de l’y revoir même si elle avait séché la première semaine…
Toma finit l’heure de cours dans le calme, ne forçant même pas ses élèves à ranger. Il demanda même aux lycéennes qui se portaient volontaires dans le but de passer plus de temps avec lui de partir sous peine d’une distribution de zéros.

- Je vous ai sacrément épargné pour cette heure, faut dire que je suis en manque là !
- Mais monsieur Sayashiiiiiiiiiiii ! Justement soyez sympa jusqu’au bout cette fois, mh ? En plus vous avez besoin de traîner avec des jeunes, vous avez l’air fatigué !
- C’est la vie d’adulte ça ! En plus vous étiez malade tout à l’heure !
- Mh! On va vous aider !
- Haha ! Allez les filles, dehors, je me charge du rangement !


Il eut un petit rire et les fit sortir malgré les quelques plaintes. Il y parvint tant bien que mal après encore quelques négociations, il les fit ramener les dossards dans le local qui sentait mauvais, mais il réussit à faire en sorte de se charger du reste. Il commença à ranger les ballons de basket dans le chariot, dribblant et tirant des paniers de temps à autres, en attendant que tous les élèves partent des vestiaires. Lorsqu’il n’entendit plus rien, il s’adossa quelques secondes sur le chariot rempli de ballons puis alla le ranger dans le local prévu à cet effet. Toutefois il fut interrompu dans sa démarche en voyant une ombre plus que familière sortir du vestiaire. Il laissa de côté le chariot, il aurait tout le temps pour ça… Mais Noeru, il voulait entendre qu’elle s’en remettait.

- Salut…

Il l’avait murmuré, et c’était certain que la brune n’avait absolument rien entendu. Mais de nouveau il avait cette boule dans la gorge, cette envie de vomir et sa tête était douloureuse… Mais là en plus, ses mains étaient tremblantes et il ne parvenait pas à les arrêter… Il ravala sa salive, mais sa gorge était bien trop nouée et sèche, il tenta également de serrer ses poings comme pour gagner un minimum de contrôle sur lui-même, mais ce fut un nouvel échec… Il prit finalement la parole, la voix tremblante mais audible cette fois.

- Je suis désolé…

Il se mordit la lèvre inférieure et ferma brièvement les yeux. Désolé ? Réellement ?

- Pas que ça change grand chose, mais je suis désolé…

Il ne bougeait pas, totalement immobile. Il était hors de question qu’il s’approche d’elle de toute manière, ou encore qu’il la touche. Il l’aimait trop pour la laisser lui pardonner de toute manière…

- Je voulais juste savoir… Si tu t’en remettais… Si tu allais bien…

Il avait de nouveau envie de vomir, plus que jamais d’ailleurs, il sentit un spasme le prendre au niveau de l’estomac et il manqua de s’enfuir en courant, laissant tout en plan ici, mais il parvint à rester sur ses deux jambes et la seule manifestation de ce spasme furent des tremblements plus violents encore au niveau de ses mains, qu’il ne tarda pas à reposer sur le chariot pour essayer de contrer cet effet. Il était sale, il n’avait aucun droit de lui faire face, ni même réclamer son attention. Si elle avait envie de lui parler elle aurait de toute façon fait un pas vers lui. Or ce n’était pas le cas, alors pourquoi s’obstinait-il ? Il serra ses mains autour des poignées du chariot, mais ses pieds ne répondaient plus. Il ne pouvait pas se résoudre à la laisser, il fallait qu’elle soit la première à partir…

- Tu… devrais y aller non ? Il fait déjà sombre dehors.

Le sport était le dernier cour de Noeru pour cette journée, mais elle avait sans aucun doute mieux à faire que de lui adresser la parole. Et puis cette dernière interrogation était plus une invitation pour qu’elle s’en aille, plus qu’une réelle question à laquelle il attendait une réponse.
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Ven 1 Juil - 23:39

Noeru se réveilla une boule au ventre. Il était mardi, et le mardi elle avait cours avec Toma. Elle avait déjà séché la semaine précédente, elle était donc obligée d'y aller ce jour là. Elle avait peur de ne pas pouvoir lui faire face étant donné l'état dans lequel elle s'était mise ce fameux matin et c'est pour ça qu'elle avait lâchement esquivé ses deux heures la fois dernière. Mais en y réfléchissant elle se demandait comment elle avait réussi à se laisser emporter à ce point. Elle était vraiment trop émotive. Après tout il avait seulement eu l'intention de la tromper.. Son poing se serra.

Elle s'habilla sans attention particulière, trop déprimée pour accorder une importance quelconque à son apparence et elle attacha ses cheveux de manière négligée en un chignon tombant et relâché. Elle détestait être en froid avec lui mais décidément elle n'arrivait pas à faire comme si de rien était cette fois. Il lui avait écrit plusieurs messages durant ces deux semaines mais elle n'en avait ouvert aucun, la notification elle-même suffisant à nouer sa gorge. En vérité elle culpabilisait. Elle culpabilisait de réagir comme elle le faisait, d'être aussi puéril. Elle ne savait toujours pas si elle pouvait lui pardonner ou non et si seulement elle en était capable. Mais elle ne pouvait pas fuir indéfiniment et puis quoi qu'il en était elle était toujours très amoureuse de lui et il lui manquait.

La journée défila sans qu'elle ne le remarque. Rien ne se passa de particulier à l’exception peut-être de ce snack offert par Misaki. Sa camarade l'avait retrouvée en fin de pause de midi pour prendre de ses nouvelles, ayant remarqué que l'humeur de l'adolescente n'était pas au plus haut ces dernières jours et elle lui avait tendu la collation quand elle avait vu que la noiraude avait encore oublié de prendre son repas. Cette dernière s'était bien entendu efforcé de le manger même si son appétit n'était pas au rendez-vous.
Plus l'heure de sport approchait et plus son estomac se serrait. Elle avait même faillit s'enfuir dans la direction opposée quand elle avait dû se rendre au gymnase pour son cour. Mais elle n'avait plus le choix, elle ne pouvait pas se permettre de prendre plus de retard qu'elle n'en avait déjà. Elle s'y dirigea la peur au ventre. Elle craignait de le voir en colère. Elle l'avait ignoré et évité pour une raison qu'il n'avait jamais pu comprendre et elle guettait maintenant le retour du boomerang. Et s'il n'y avait que ça... Mais contrairement à ses à priori la leçon se passa sans encombre. Elle ne lui avait pas accordé un regard et lui l'avait également laissée tranquille. Il s'était même montré particulièrement conciliant avec ses camarades à qui il n'avait distribué aucun 0. Cette réflexion la rendit amer. S'il était si gentil c'est qu'il devait être d'une humeur particulièrement bonne. Peut-être avait il rencontré quelqu'un ? Un femme splendide avec laquelle il n'était pas contraint de se retenir ? Parfaite pour remplacer cette petite amie trop fragile ? C'est encore une fois crispée qu'elle se rendit aux vestiaires lorsque le moment fût venu de se changer. Elle attendit que les moins rapide s'en aille pour enfin commencer à se dévêtir, échappant quelques larmes. Mais elle ne pouvait pas traîner : Misaki lui avait donné rendez-vous après les cours pour passer un moment ensemble.

Elle traversait le gymnase silencieux quand elle fût interrompue par une voix familière.


- Je suis désolé… 

Il la paralysa. De nouveau elle se crispait et sentait la rage monter en elle. Mais cette colère ne prit pas cette fois. Il ne lui avait fallu qu'un regard sur le rouquin pour se calmer. Pourquoi était il comme ça ? Pourquoi avait il l'air aussi malheureux ? Pourquoi ses excuses avaient-elles l'air aussi sincères ?

- Pas que ça change grand chose, mais je suis désolé… 

Elle le regarda sans rien dire. Quelque chose clochait. Il manquait ce sourire insupportable qu'il lui adressait quand il était en colère et qu'il voulait lui faire mal. Elle culpabilisa aussi tôt d'avoir imaginé qu'il était sans doutes mieux sans elle, de s'être énervé en pensant qu'il n'en avait plus rien a faire d'elle et toutes ces choses stupides. Elle ne voulait plus qu'une chose : qu'il arrête d'aller mal.

- m-mh. Avait-elle finalement soufflé.

- Je voulais juste savoir… Si tu t’en remettais… Si tu allais bien… 

Elle fronça les sourcils, perplexe et inquiète.

- Tu… devrais y aller non ? Il fait déjà sombre dehors. 

Elle s'approcha d'un pas sans prendre compte sa question. Elle était maintenant sur que quelque chose d'autre le préoccupait. Il ne pouvait pas être mis dans cette état pour une simple histoire d'adultère.

- ça va.. ? Tu.. heum.. tu n'as pas l'air bien...

Elle ne savait vraiment pas comment l'aborder après ces deux semaines à lui en vouloir. Mais au moins n'était elle plus fâchée après l'avoir vu comme ça. Comme elle ne savait pas ce qui lui arrivait elle choisit d'essayer de le rassurer sur son état à elle pour commencer. Pour le reste elle verrait plus tard.

- Tu n'a pas besoin de trop t'en faire pour moi tu sais.. Il me faut juste un peu de temps mais c'est ok... Je sais que je t'ai fait une scène mais ça va mieux maintenant, regarde je me porte bien...

Elle le regarda de bas en haut mais s'abstint de commenter son aspect, ne trouvant pas cela nécessaire.


- sii.. si je peux faire quelque chose...

L'adolescente esquissa un léger sourire. Qu'était il arrivé durant ces dernière jours pour le mettre dans un tel état.. ?

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Toma Sayashi
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Sam 2 Juil - 1:18

Le rouquin recula d’un pas lorsque la demoiselle en fit un vers lui. Il ne pouvait pas la laisser s’approcher, il était dangereux, il l’avait blessée… Certes il était là sobre et il n’était pas privé de ses capacités de discernement, mais si elle faisait un pas vers lui, elle pourrait essayer de vouloir lui accorder son pardon, de renouer avec lui. Pour Toma, il en était hors de question. Bon sang comme il aurait préféré qu’elle l’ignore, qu’elle refuse de lui parler, qu’elle s’en aille sans rien dire, plutôt que de lui répondre… Ses mains se serrèrent sur le chariot. Il devait avoir l’air pitoyable, c’était sûrement pour cela. Elle était bien trop naïve, et bien trop gentille avec lui. Maintenant ça allait être à lui de couper les ponts, de l’éviter, tout en s’assurant qu’elle aille bien et qu’elle se remette de ce qu’il lui avait fait. Après tout, si malgré tous ses efforts, le rouquin ne parvenait pas à être autre chose que cette ordure qui manipulait les autres à tout va, il pouvait très bien de nouveau abuser de la confiance de Noeru. C’était comme ancré en lui, et cette idée lorsqu’elle se retrouva de nouveau au-dessus de toute les autres dans son esprit, ne manqua pas de lui redonner la nausée, ce spasme ignoble lui parcourut l’entièreté du corps et il dû serrer les poignets du chariot un peu plus fort encore.

Lorsque Noeru se préoccupa de son état, il crut qu’il allait évanouir tant son dégoût pour sa propre personne lui donnait envie de vomir. Il fixait dorénavant les ballons se trouvant devant lui, refusant de croiser le regard de la brune qui n’avait pas à subir cela. Pourquoi devait-elle être aussi gentille ? Pourquoi ne le détestait-elle pas ? Pourquoi s’embarrassait-elle avec lui ? A se demander s’il allait bien ? Ce n’était pas l’important. Il n’était pas la victime dans l’histoire. C’était elle. C’était à lui de poser ces questions, de se tourmenter en s’inquiétant de son état… Pourquoi venait-elle inverser les rôles ? Il répondit un “ça va” étouffé par sa gorge qui refusait de laisser passer une once d’air, sans même considérer la parole… Il ne pouvait pas la regarder, les yeux toujours rivés sur le contenu du chariot. Il n’arrivait pas à imaginer la détresse de Noeru, ni sa souffrance, mais il était heureux de la voir passer autre chose, du moins c’est l’impression que donnait son ton. De toute façon, lui n’oublierait pas ce monstre qui s’était caché pendant de si longues années, ce criminel qui avait attaqué ce qu’il avait de plus précieux, ce danger qu’il représentait. Il n’y avait aucune raison que la brune souffre plus longtemps, c’était une peine qu’il pouvait largement purger pour eux deux, ou qu’il devait purger pour les deux. C’était lui le coupable.

- Tu n'as pas besoin de trop t'en faire pour moi tu sais… Il me faut juste un peu de temps mais c'est ok... Je sais que je t'ai fait une scène mais ça va mieux maintenant, regarde je me porte bien…
- N-


Noeru. Les syllabes étaient comme coincées dans sa gorge. Il n’arrivait plus à dire son simple prénom, il ne pouvait pas le dire. Il se mordit la lèvre inférieure, ne la regardant toujours pas, ses yeux ayant choisi la porte du vestiaire des garçons. Ce n’était pas ok, pour lui ça ne serait jamais ok. Mais il était rassuré, même s’il doutait qu’elle s’en soit remise aussi vite, il aimait l’état d’esprit, et penser qu’à partir de là tout irait en s’arrangeant. Un léger sourire se dessina d’ailleurs sur son visage. Il était vraiment soulagé, bien qu’une part de lui veuille qu’elle le déteste encore un moment, il préférait qu’elle ne fasse pas le plein de ces émotions négatives, elle était bien trop innocente pour s’en encombrer à cause d’un être abject.

- Sii… Si je peux faire quelque chose…

Toma se sentit pâlir. Pourquoi devrait-elle faire quoi que ce soit pour lui ? Elle n’avait aucune raison… Le rouquin leva les yeux vers elle et aperçut brièvement le sourire sur le visage de l’adolescente. De nouveau, son estomac de noua et se dénoua si violemment qu’il fut secoué par un violent frisson qui, cette fois, avait eu raison de lui. Le jeune homme se fraya un chemin jusqu’au toilettes, murmurant un “pardon” bien qu’il ne soit pas sûr qu’il soit arrivé jusqu’aux oreilles de son élève, puis il y claqua la porte sans pour autant la fermer, bien trop pressé pour s’attarder sur ce genre de détails. Il se savait pas combien de temps il avait bien pu passer au-dessus de la cuvette, en réalité, il s’en fichait, il le méritait grandement. Il n’aimait pas cette sensation, ni l’odeur, mais il n’était pas dans une position qui lui permettait de choisir. La culpabilité et le dégoût étaient logiques, il méritait de ne plus pouvoir se faire face, ou lui faire face. Il méritait de vouloir s’enfuir à toutes jambes, tout en devant se condamner à veiller sur elle de loin. Il n’avait pas d’autre choix que de vivre avec cette prison qui était forgée par ce qu’il était, de laquelle il avait réussi à s’échapper le temps d’une soirée.
Il alla se rincer le visage et les mains, gardant son visage mouillé pour un certain temps. Sa gorge était sèche et irritée, et il n’avait qu’une envie c’est d’y mettre fin, tout en sachant qu’il n’en avait pas le droit. Il sortit des toilettes pour constater que l’adolescente n’avait pratiquement pas bougé, il tenta de la contourner malgré le couloir plutôt étroit, se concentrant surtout à ne pas la regarder.

- Je suis content que ça aille mieux, vraiment…

Sa voix était très basse, la faute à sa gorge irrité et aux tremblements de son corps. Mais tant qu’elle n’était pas dans son champ de vision et qu’il ne la sentait pas trop proche, il pouvait parler, pas pour longtemps, mais il le pouvait, c’était déjà ça.

- J’avais peur que tu ne t’en remettes… pas…

Il commençait à avoir un léger hoquet, il serra le poing dans la poche de son pantalon comme pour garder un semblant de contrôle, mais visiblement son corps s’était décidé à aller à l’encontre de ses désirs.
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Sam 2 Juil - 13:13

Elle le regarda s'enfuir sans bouger, plus inquiète que jamais. Que c'était-il passé ? Que pouvait-il bien lui cacher ? Il était définitivement bien trop perturbé pour que rien ne soit arrivé. Ce ton, ces tremblements, les cernes qui marquaient son visage... Il avait l'air épuisé... Était-ce de la tristesse, de la culpabilité ? Toma était pourtant quelqu'un de fort et d'égoïste de ce qu'elle en savait alors il devait vraiment être sujet de quelque chose de grave. Elle espérait juste que personne n'était mort, ni dans son entourage, ni de sa main. Elle profita de son absence pour y réfléchir un instant mais décidément elle n'arrivait à rien. Rien de ce qui lui traversait l'esprit ne collait, ni n'expliquait le mal-être du rouquin. Noeru abandonna. Elle resta tout de même sur place pour l'attendre. Elle ne savait pas où il était allé mais elle espérait qu'il revienne vite. De toute manière elle se trouvait entre la sortie et lui alors ce n'était plus qu'une question de temps.

Toma réapparu au bout de quelques minutes. Ses pieds commençaient à être douloureux, il n'avait pas été assez long pour qu'elle se résigne à s'asseoir. De toute manière elle avait eu bien d'autres chose en tête pour se préoccuper de son confort. Elle s'était aussi demandé comment lui venir en aide mais encore une fois, au point où elle en était elle ne pouvait pas faire grand chose. Il fallait qu'il lui parle pour qu'elle puisse correctement le supporter. Certes il ne s'était pas montré correcte mais ils régleraient ce détail plus tard. L'état mental du jeune homme était bien plus important.
Le rouquin ne lui avait pas accordé un regard. Elle ne le reconnaissait plus...


- Je suis content que ça aille mieux, vraiment… 

- m-mh...

- J’avais peur que tu ne t’en remettes… pas…

- Je m'en remets toujours pourtant...
Sa gorge se noua sensiblement comme elle recommençait à penser à sa propre situation, au nombre de fois où elle s'était déjà résigné pour que tout continue de rouler entre eux. En plus cette fois tu n'a rien fait non ?

Le poing de la noiraude s'était serré. Il n'avait rien fait mais l'intention y avait été. Elle prit une grande inspiration : elle ne voulait pas s'énerver maintenant, il avait besoin d'elle, ce n'était vraiment pas le moment de lui faire une crise.

- De toute façon pour le moment ce n'est pas ce qui importe... Dis moi ce qui va pas s'il te plaît..

Elle n'osait pas s'approcher de lui car la dernière fois qu'elle avait essayé il s'était éloigné de manière équivalente. En y repensant une crainte l'envahit : Et si son problème lui était lié ? Il avait fait quelque chose qui lui aurait porté préjudice sans qu'elle ne le sache ? Qu'est-ce qu'il aurait bien pu faire à son encontre qui aurait pu le mettre dans un tel état ? Elle eu soudainement peur de l'apprendre. Peur pour ses proches aussi. Elle avait vu Misaki le jour-même donc elle fût très vite rassurée la concernant, mais Adrien était toujours absent et elle savait que les deux ne s'aimaient pas. D'ailleurs la dernière fois qu'ils s'étaient confrontés Toma avait fini à l'hôpital..

- Est-ce que ça a un rapport avec Adrien.. ?

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Toma Sayashi
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Sam 2 Juil - 17:12


- Je m'en remets toujours pourtant...

Toma ouvrit la bouche pour répondre, dire quelque chose, mais aucun son ne put en sortir donc il finit par la refermer. Elle s’en remettait toujours ? Combien de fois l’avait-il déjà fait ? Il savait qu’il en avait plus souvent envie qu’elle, il savait aussi qu’elle était toujours quelque peu hésitante… Mais il avait déjà abusé d’elle ? Il lui avait déjà forcé la main au point où elle se sente obligée par peur de représailles ? Elle faisait semblant ? Sa gorge était tellement nouée que tout son visage le faisait souffrir. Il avait envie de s’arracher la tête tellement elle était douloureuse, c’était la seule solution qu’il voyait pour stopper le mal. Il tentait de se remémorer chaque fois qu’ils avaient fait l’amour, tentant de s’évoquer les détails les plus insignifiants qui auraient pu indiquer qu’il était réellement cette personne… Rapidement il se sentit frustré, il ne voyait pas, vraiment pas… La frustration laissa vite place au dégoût, de nouveau. Parce qu’il ne voyait pas, ça n’était pas là ? Juste parce qu’il ne voyait pas qu’elle n’avait pas envie signifiait qu’elle le voulait ? Il avait envie de mourir, il avait vraiment l’état d’esprit d’un criminel… Toutes ces questions n’étaient que des excuses pour dévier son esprit du réel problème, et il ne pouvait pas faire ça.

- En plus cette fois tu n’as rien fait, non ?
- Qu…oi ?


Il ne comprenait pas. Et puis au final, même si cette fois il n’avait rien fait, ça n’effaçait en aucun cas le reste. Il allait enfin pouvoir arrêter de la blesser. S’il s’éloignait elle ne prenait de toute façon plus de risques. Même sobre il ne voyait pas le mal qu’il faisait, il ne s’était même pas posé la question à ce propos…  Alors elle ne l’avait jamais désiré ? Est-ce qu’il l’avait contrainte à chaque fois ? Est-ce qu’elle le faisait uniquement parce qu’il lui faisait peur ? Cette pensée le paralysa un peu plus encore. A force de vouloir tout contrôler, elle avait peur de lui ? Il avait toujours été tellement sûr de lui, tellement sûr de la brune et des sentiments qu’elle lui portait, tellement sûr d’être désirable à ses yeux…
Il s’était attendu à tout mais définitivement pas à cela. C’est comme s’il l’avait tenue prisonnière pendant tout ce temps à vouloir la protéger d’un mal que lui causait. Il fut secoué par un rire nerveux. Vraiment il s’écoeurait. Comment pouvait-elle encore se tenir là, à lui parler ? Il l’entendit inspirer dans son dos, comme il s’en doutait, elle n’allait pas si bien, et elle usait beaucoup trop d’énergie pour lui…

- De toute façon pour le moment ce n'est pas ce qui importe… Dis-moi ce qui va pas s’il-te-plaît…

Le rouquin donna un violent coup dans le chariot à ballons qu’il était initialement parti ranger. Ce dernier avec le choc déversa la moitié du contenu sur le sol du couloir menant au gymnase. Le sportif ne savait pas pourquoi il avait fait ça, mais il regrettait ce geste stupide, qui au final n’avait pas permis d’évacuer cette frustration qui surenchérissait cette haine et cette répugnance qu’il entretenait pour lui. Ses poings se serrèrent, et il les rangea dans les poches de son pantalon. Il n’eut pas d’autre choix que de se tourner vers la brune. Il lui jeta un regard avant de rapidement changer de direction. Il prit une inspiration, fixant le parquet du gymnase, rassemblant le courage nécessaire pour articuler une réponse.

- On s’en fiche que j’aille bien ou non…
- Est-ce que ça a un rapport avec Adrien.. ?


Le sportif ne répondit pas, fronçant les sourcils, cette boule dans sa gorge grossissant toujours plus. Il se sentit pourtant vide. Pourquoi Adrien apparaissait dans l’équation ? Comment en était-elle venue à lui parler d’Adrien ? Il leva le regard vers elle, mais de nouveau ne put poser ses yeux sur elle plus de quelques secondes et se remit à fixer un point dans le vide. Il se creusait les méninges sans succès, il ne voyait pas le rapport. Ses poings se serrèrent un peu plus encore si bien qu’il pouvait sentir ses ongles dans sa paume, et il n’avait à présent plus aucun contrôle sur les tremblements incessants de son corps. Ses lèvres tremblaient sensiblement alors qu’il prit la parole, la voix la plus claire possible, bien que le résultat se retrouva franchement plus désarticulé que ce qu’il aurait souhaité.

- Pourquoi tu me parles de lui ?

Il marqua une pause, il leva les yeux vers un point  plus haut pour éviter d’avoir l’adolescente dans son champ de vision. Il prit une nouvelle inspiration. Il avait mal, trop mal, il voulait évacuer tout cela. Il n’en avait pas le droit, mais il n’en pouvait plus. De toute façon il avait le reste de sa vie pour s’en vouloir.

- Ce qui importe c’est comment toi tu vas, je ne comprends pas…

Pourquoi Adrien ? Parlaient-ils au moins de la même chose depuis le début de la conversation ? Ce ne serait pas la première fois…

- Tu m’en veux bien parce que je t’ai v…

Les mots étaient bloqués dans sa gorge. Il n’en avait parlé à personne, pas en ces termes du moins… Il savait que Sayumi avait deviné. Il savait que Alexander avait remarqué que quelque chose n’allait pas. Il n’arrivait pas à le dire, et pourtant ça n’effaçait pas ce qui s’était produit… Peut-être cherchait-elle à dévier son attention sur autre chose ? Mais dans tous les cas, pourquoi lui parler d’Adrien. Il s’accroupit en réfugiant son visage dans ses bras, le dos contre le mur, son corps le lâchant petit à petit. Il se redressa, fixant non plus ses genoux mais le mur en face de lui.

- Parce que je t’ai violée…

Les mots avaient été soupirés, mais il avait pris le temps de les articuler un à un, correctement. Il avait envie d’éclater en sanglot, pensant que cela le libérerait sans doute de ce mal de crâne qui devenait insupportable et l’empêchait de réfléchir correctement. Il leva les yeux vers elle, il avait réellement envie de pleurer, de se mettre en colère, de taper dans les mur et de s’enfuir en courant, tout ça à la fois, mais il en était incapable, trop épuisé pour bouger.

- Pourquoi tu me parles d’Adrien…

Sur la fin de la phrase, sa voix s’était totalement brisée, partant dans les aigus. Adrien… Toma avait toujours eu la ferme conviction d’être meilleur que lui, mais au final, le jeune homme était définitivement une meilleure fréquentation qu’il ne l’était. En tout cas, il osait y croire. Il poussa un soupir et sentit quelques larmes lui échapper, puis rapidement tout un flot inépuisable qui s’écoulait le long de ses joues. Il n’en pouvait plus, il était infect. Il savait qu’il allait la faire culpabiliser ainsi, et il n’en avait pas envie, mais il n’arrivait pas à s’arrêter… Plus cette conversation avançait moins il la comprenait, plus il était irrité et plus il s’en voulait. Il prit la parole une fois qu’il en fut de nouveau capable.

- Je voulais juste m’assurer que tu te portes bien.  

Il voulu se lever mais compte tenu que sa tête commençait à tourner, il décida de s’asseoir par terre, sur le sol congelé. Il redressa le regard vers la brune tentant de s’y tenir le plus longtemps possible, mais de nouveau, il dû le changer de direction assez vite.

- C’est tout ce qui compte, en fait. Je suis vraiment désolé…

Il répéta cette dernière phrase une deuxième fois, comme pour s’assurer que ses excuses sonnent sincères. Elle devait s’en aller. Il ne pouvait pas l’exiger et l’idée de lui demander quoi que ce soit maintenant le rendait malade, mais après tout pourquoi resterait-elle avec son tortionnaire ?

- Tu devrais vraiment y aller…


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MessageSujet: Re: 20 janvier    Sam 2 Juil - 21:34

Dieu merci cela ne concernait pas Adrien. Mais si Misaki allait bien et que Toma n'avait pas eu à faire à lui alors elle ne comprenait pas. De plus il continuait de s'inquiéter pour elle, donc elle ne pouvait pas croire qu'elle se faisait des idées.

- Tu m’en veux bien parce que je t’ai v… 


Elle dirigea ses yeux sur son visage, attentive. Il avait commencé à lui dire ce qui n'allait pas mais pourquoi s'était-il interrompu ? Son estomac se contracta, elle ressentait un mélange de mal aise et d'impatience. Il fallait qu'il éclaircisse la situation une bonne fois pour toute, elle n'en pouvait plus. Le voir s'accroupir accentua son présentiment. Elle avait mal au coeur de le voir ainsi mais de mémoire il ne lui avait rien fait qui justifierait un tel mal-être... De mémoire.. ?

- Parce que je t’ai violée… 

- T-tu m'as-


elle s'était interrompue toute seule, incapable de continuer. Sa voix avait flanché, elle était bouleversée. Qu'est-ce qu'il disait avoir fait ? Elle fouillait dans son esprit, Mais elle ne voyait rien de la sorte. Ses mains tremblaient elle savait qu'elle avait des absences et Toma paraissait sûr de lui. Il n'agirait pas comme ça s'il n'était pas sûr d'avoir raison.. si ? Elle repassa les deux dernières semaines en revue, si c'était arrivé alors ça ne pouvait pas avoir eu lieu avant sa nuit avec Toma, à l'hôtel, car il avait été totalement détaché le matin qui avait suivit. Alors quand ? Quand ?

- [...] vraiment désolé…

elle fit un pas en arrière. Si il avait eu l'occasion de la toucher sans qu'elle ne puisse même estimer quand, alors son problème était plus grave qu'elle ne le pensait. En fait si lui n'avait pas eu l'air aussi convaincu jamais elle n'y aurait cru. Mais ce n'était définitivement pas le type d’événement qu'on pouvait que croire avoir fait.

- Tu devrais vraiment y all-

- Est-ce qu'on s'est vu durant ces deux semaines... ?


Elle ne voulait pas l'inquiéter avec ses soucis de mémoire et elle ne lui en avait donc jamais parlé mais elle devait en avoir le coeur net. Mais comment admettre qu'elle ne se souvenait pas d'une telle chose ? Qui plus est l'idée qu'il ait pu la toucher sans qu'elle ne le sache lui donnait la nausée. Sa tête se secoua très légèrement de droite à gauche, elle avait envie de pleurer.

- R-rassure moi.. s'il te plait... « Dis moi que c'est pas vrai » oublia-t-elle d'articuler.

Sa posture se renferma, elle avait croisé les bras, tenant fermement ses épaules. Elle ne regardait plus Toma non plus. Elle se sentait perdue, elle continuait de chercher le moment où une telle chose aurait pu arriver mais vraiment elle ne voyait pas. Comme elle déprimait elle avait passé deux semaines dans ses livres, elle n'était quasiment pas sortie.. Bon bien sûr il y avait eu les cours mais rien n'aurait pu se passer sur ce laps de temps.

- N-non tu dois te tromper j-je ne vois pas, je ne vois vraiment pas. Ses mains se crispèrent, marquant sa peau au passage. Et puis tu ne ferais pas une telle chose. Tu ne ferais pas une telle chose..

Elle avait oublié la raison qui l'avait poussé à lui en vouloir précédemment tant cette chose l'obnubilait. Elle ne pouvait pas avoir effacé de son esprit un tel laps de temps elle s'en serait rendu compte. Et puis Toma n'était pas un violeur. Il la trompait, lui mentait sûrement mais il n'était pas un violeur.

- Tu n'as rien fait.

Fini-t-elle par dire fermement, plus pour se convaincre elle-même que pour le rassurer. Et puis même si ça avait été le cas elle était décidée à faire comme si rien ne s'était produit. Non seulement car elle refusait d'admettre qu'elle n'avait potentiellement pas réalisé avoir fait une absence aussi longue, mais aussi car elle ne voulait pas voir Toma comme un éventuel violeur. Elle ne voulait pas non plus que leur couple soit compromis ni qu'il continue de son vouloir, et puis dans tous les cas comme elle n'en avait aucune idée il avait droit au bénéfice du doute.

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MessageSujet: Re: 20 janvier    Sam 2 Juil - 23:56

- Est-ce qu’on s’est vu durant ses deux semaines ?

Le sportif leva le regard vers elle avant de se remettre à fixer le mur. Il étouffa un nouveau sanglot, tentant également de réprimer cette envie de vomir grandissante. Il ne comprenait pas cette question, et articula un “non” inaudible et incompréhensible tout en secouant la tête de droite à gauche. La question de l’adolescente ne faisait d’ailleurs pas de sens. Il fronça un peu plus les sourcils encore. D’abord cette question au sujet d’Adrien, maintenant celle-ci… Bien sûr qu’il ne s’était pas vus, elle n’était pas venue à son cour la semaine passée, et même s’il l’avait harcelée de messages, jamais il ne serait allée la trouver vu ce qu’il lui avait fait… Il voulait la regarder, il voulait la voir et vérifier qu’elle n’était pas sérieuse, qu’elle posait cette question pour le tourmenter un peu plus encore, comme il le méritait bien.

- R-rassure moi… s'il te plait…
- Je suis désolé…


Sa voix était extrêmement faible et étouffée. Que voulait-elle qu’il lui dise ? Que tout ceci n’était qu’un mensonge monté de toute pièce ? Qu’il n’avait pas fait exprès ? Que c’était une plaisanterie ? Après tout il lui avait bien demandé ce jour là, à l’hôtel, s’il avait abusé d’elle ou non, et sa réponse, ou plutôt l’absence de réelle réponse suivie des sanglots de la brune; avait été plutôt claire. Ce que disait son élève maintenant n’avait décidément aucun sens… Il pouvait tourner cela dans tous les sens, il ne voyait pas ce qui pouvait bien se tramer dans son esprit pour qu’elle pose des questions pareilles, qu’elle demande à être rassurée… Il aurait voulu lui dire que ce n’était pas vrai, la rassurer et lui dire que ce n’était jamais arrivé. Mais il ne pouvait pas mentir là-dessus. Le faire le rendrait encore plus répugnant que ce qu’il ne l’était… Lui mentir serait la mettre en danger.
Il se crispa lorsqu’elle lui dit qu’il se trompait et qu’il ne ferait jamais une telle chose. Elle était en train de nier ? Alors qu’il lui avait si mal ? Alors qu’il l’avait traitée comme une moins que rien ? Comment pouvait-elle lui trouver des excuses ? Comment pouvait-elle sortir une énormité pareille ? Il était un violeur. Tout comme il était manipulateur et capricieux. Il avait eu beau tenté de la respecter au mieux de ses capacités, il n’avait pas réussi à faire autrement. Et maintenant, il sentait qu’elle était dans le déni le plus total. Il sentait qu’il l’avait de nouveau manipulée, malgré sa volonté d’en faire autrement. Est-ce qu’il n’avait vraiment aucun pouvoir sur ce qu’il faisait ?

- Tu n’as rien fait.

Les tremblements de son corps s’intensifièrent un peu plus encore et il desserra ses poings, il n’en pouvait plus et sa respiration commençait à devenir saccadée, plus aucune larme ne coulait sur ses joues mais il pleurait toujours malgré cela… Le ton de la lycéenne l’avait achevé. Pourquoi devait-elle être aussi têtue ? Pourquoi devait-elle s’obstiner à vouloir une confiance aussi aveugle en lui. Elle essayait de s’en convaincre, il l’avait entendue. C’était de sa faute… Si seulement il n’était pas rentré au Japon ce jour là, où s’il n’avait pas bu… Non… Tout ça se serait produit malgré tout. Ils n’auraient jamais du se rencontrer, il n’aurait pas dû l’approcher dans la cour il y a deux ans, ou alors elle n’aurait jamais dû sortir de son manga… Il eut de nouveau envie de vomir, comment pouvait-il penser une chose pareille ? Si ça n’avait pas été Noeru ç’aurait été une autre… Il avait toujours été ainsi, et si jusque là il avait réussi à réprimer cette nature c’est qu’il y avait toujours prêté une attention particulière… Maintenant c’était comme marqué au fer rouge sur son front. Il avait violé quelqu’un. Il ne serait plus jamais un homme qui a travaillé dur pour arriver où il en est, mais un violeur qui a volé la place de quelqu’un de méritant. Il avait toujours été corrompu mais maintenant qu’il le savait et qu’il ne voyait plus que ça, il devrait y faire face tous les jours jusqu’à la fin de sa vie…
Il fallait qu’il parvienne à la convaincre de s’éloigner, il ne fallait plus qu’elle s’approche où elle prenait le risque qu’il recommence. Il se leva avec l’agilité d’un faon qui faisait ses premiers pas. Il manqua de tomber mais se rattrapa au mur. Finalement il parvint à se tenir droit. Il prit la parole, la voix toujours tremblante mais décidée. En réalité sa colère prenait le pas sur le reste. Il fallait qu’il la protège de l’être abject qu’il était.

- Je l’ai fait.

Il serra son poing, dirigeant son regard vers la brune. Il n’avait plus d’autre choix que de la regarder, c’était la moindre des choses… Ce serait la dernière fois qu’il le ferait, mais il fallait qu’il aille jusqu’au bout, il ne pouvait pas la laisser se convaincre que rien ne s’était produit, penser qu’il était inoffensif, penser que c’était bon de le côtoyer de nouveau parce qu’elle avait réussi à passer outre. Ce n’était pas à elle de choisir. Elle n’avait jamais su choisir ce qui était bon pour elle, après tout elle était tombée amoureuse de lui, enfin il pensait…

- Je suis un… violeur.

Sa voix s’était faite plus claire sur le mot “violeur” qu’il avait prononcé après une légère hésitation, comme s’il cherchait à s’y faire une bonne fois pour toute. Mais de nouveau, il manqua de vomir, tout son dos s’arqua légèrement et il manqua de tomber sur ses genoux mais il se contrôla, fixant toujours la brune, le regard vide.

- Arrête d’essayer de te convaincre du contraire, s’il-te-plaît…

Son s’il-te-plaît était sorti beaucoup plus faible et aigu que le reste de la phrase, sa gorge commençant réellement à le lâcher. Plus vite il la convaincrait plus vite il pourrait boire…

- Je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé… Mais je sais que je t’ai forcée.

Son coeur se serra en se remémorant les sanglots de la brune qui résonnaient depuis la salle de bain de sa chambre d’hôtel. Il posa d’ailleurs sa main sur sa gorge qui le faisait maintenant souffrir.

- Je suis désolé… J’aurais aimé pouvoir te le dire ce jour-là, à l’hôtel mais…

Il dû de nouveau prendre une pause, prendre une inspiration malgré sa respiration qui commençait à lui faire défaut.

- J’ai toujours pensé que je ne ferai jamais une telle chose hein…, il fut secoué d’un rire nerveux, Mais c’est comme ça, j’ai fini par abuser de toi…

Sur la dernière phrase sa voix s’était brisée et il sentit de nouveau un spasme lui parcourir le corps.

- Je ne veux plus te faire de mal… Tout ce que je voulais c’était prendre de tes nouvelles, voir que tu t’en remettais, que tu ne mettais pas ta santé en danger à cause de moi…

Sa voix continuait de s’éteindre, bientôt il ne pourrait plus parler à moi d’avoir bu un peu d’eau, et encore il n’en était pas sûr…

- Je ne veux pas que tu me pardonnes, parce que je suis un violeur… Je recommencerai sans doute, tôt ou tard…

Il poussa un soupir, essayant d’avaler de la salive pour réhydrater sa gorge.

- Sil-te-plaît, vas-y…


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MessageSujet: Re: 20 janvier    Dim 3 Juil - 2:20

- Je suis un… violeur.

- C’est faux.


- Arrête d’essayer de te convaincre du contraire, s’il-te-plaît…

Noeru se crispa un peu plus encore. Il mentait, il devait mentir. Il n’avait rien pu faire car il n’en avait pas eu l’occasion. Jamais elle n’aurait pu avoir une absence aussi longue durant ces deux semaine, elle s’en serait forcément rendue compte.

- Je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé… Mais je sais que je t’ai forcée.


Elle fronça les sourcils. Comment pouvait-il ne pas s’en souvenir et assurer qu’il l’avait fait? Comment s’était-il mis ça dans la tête? Mais elle se sentait tout de même un peu rassurée. S’ils étaient deux à ne pas s’en souvenir alors quoi qu’il en était ils pouvaient décider que rien ne s’était passé.

- Je suis désolé… J’aurais aimé pouvoir te le dire ce jour-là, à l’hôtel mais…

- À-à l’hôtel…?




C’était arrivé avant le soir de son anniversaire? Mais comment se faisait-il qu’il ne soit perturbé que maintenant dans ce cas? Noeru se sentait malade. Mais elle se raccrochait à sa bouée de secours: Toma ne se souvenait pas alors ils pouvaient très bien faire comme si rien n’était arrivé.



- J’ai toujours pensé que je ne ferai jamais une telle chose hein… Mais c’est comme ça, j’ai fini par abuser de toi…

- Arrête tu n’as rien fait, insista-t-elle.

Elle ne le voyait plus, elle se sentait trop mal pour encore pouvoir se rendre compte de son état. Pour le moment elle devait rester calme et trouver dans sa tête le plus d’éléments possible prouvant qu’il n’était coupable de rien, et qu’elle, n’était pas folle. C’est pourquoi elle cessa de l’écouter, son discours lui était bien trop pénible. Elle finit par prononcer lorsqu’elle se rendit compte que la pièce était redevenue silencieuse qu’il n’avait “rien fait” encore une fois, puis elle enchaîna refusant de lui laisser l’occasion d’en placer une, tout en s’approchant de lui:

- Ni ces deux dernières semaines ni jamais car je ne me souviens de rien de tel. Tu es attentif et toujours adorable et doux. Tu ne m’as jamais forcé à rien, je m’en souviendrai c’est sûr. Tu fais beaucoup d’efforts quand tu es avec moi, tu es comme ça. Alors pourquoi tu insistes autant? Pourquoi tu insiste autant? répéta-t-elle en laissant brutalement tomber son poing sur le haut de son torse. Pourquoi tu remets en doute ma parole? Jamais je n’aurais oublié un tel laps de temps et surtout pas en ta compagnie car j’aime ta compagnie. Même si ce n’est pas réciproque, même si tu préfères coucher avec une autre le soir de ton anniversaire, même si tu es un connard égoïste j’aime ta compagnie et je n’oublierai jamais un instant passé avec toi.



Elle était totalement bouleversée et son regard ne s’était pas posé sur lui une seconde. Sa vision  était obstruée par ses larmes qui s’accumulaient. Son anxiété était palpable elle n’avait finalement pas réussi à en contenir la totalité. Ses lèvres tremblotaient tout comme ses doigts. L’idée que ses absences aient empiré la paniquait car elle ne s’en était ne serait-ce que même pas douté. Elle s’accrocha instinctivement à son T-shirt et murmura:



- Tu n’as rien fait, et même cette nuit là à l’hôtel lorsque tu tenais à peine debout tu ne m’as forcé à rien. Tu n’as jamais été dans un pire état, non? Non??

Ses larmes dévalèrent ses joues en torrent. Elle n’en pouvait plus et tomba accroupie.



- Pourquoi t’es comme ça…?

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Dernière édition par Noeru Aiza le Lun 4 Juil - 12:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Dim 3 Juil - 3:32

Le rouquin voulut reculer et s’écarter en la voyant s’approcher. Il ne voulait pas qu’elle le touche, ou plutôt, il ne voulait pas la toucher, prendre le risque de redevenir son agresseur. Mais il n’eut pas l’énergie de bouger ne serait-ce que le petit doigt. En réalité il pensait qu’il aurait réussi à la convaincre avec ça… Il aurait espéré qu’elle s’en aille, qu’elle prendrait ses jambes à son cou en l’entendant si sûr de lui. Mais il n’avait pas espéré l’effet inverse… Elle avait non seulement continué de nier en bloc, mais en plus elle s’approchait de lui, lui énumérant toutes les raisons pour lesquelles elle ne le pensait pas coupable. Son coeur se serrait toujours plus à mesure que la brune réduisait la distance entre eux, et le sportif eut même la sensation qu’il s’était arrêté lorsqu’elle lui avait donné ce coup sur le torse.

Il voulut répondre plusieurs fois pendant sa tirade mais en fut incapable, Noeru ne lui en laissant simplement pas l’opportunité. Pourquoi remettait-il sa parole en doute ? En réalité ce n’était pas tant sa parole dont il doutait, mais de son intention. Parce qu’il la connaissait. Elle était gentille et douce, et elle lui avait toujours pardonné. Quand elle avait appris qu’il couchait à droite à gauche extrêmement souvent, quand elle avait recouvert la totalité de ses souvenirs, particulièrement les plus désagréables… Elle lui avait toujours pardonné, même quand lui hésitait à en faire de même. Oui elle lui pardonnait toujours et c’est pour cela qu’il insistait, c’est pour cela qu’il n’écoutait qu’à moitié ce qu’elle avait à dire. Parce que malgré cela, elle lui pardonnerait, voudrait faire comme si de rien n’était. Mais lui, il ne pouvait pas s’y résoudre. Il l’aimait trop, bien trop pour la laisser à la merci d’un danger pareil. Elle était trop précieuse pour qu’il revienne lui pourrir l’existence, trop innocente pour se retrouver souillée de nouveau… Non vraiment il ne pouvait pas se le permettre…

- Même si ce n’est pas réciproque, même si tu préfères coucher avec une autre le soir de ton anniversaire, même si tu es un connard égoïste j’aime ta compagnie et je n’oublierai jamais un instant passé avec toi.
- Je suis dés-


Il n’arrivait à rien dire d’autre, particulièrement en sentant l’adolescente s’accrocher à son haut, sentant son corps vacillant si près de lui. C’était de sa faute si elle était comme ça… Il lui jeta un regard, ses dernières paroles résonnant dans son esprit. Il aimait passer du temps avec elle, en tout cas bien plus que ce qu’elle avait l’air de penser… Et puis une autre fille ? Non c’était avec elle qu’il avait couché ce soir-là il le savait, c’était d’ailleurs pour cela qu’il voulait couper les ponts… Parce qu’il avait abusé d’elle ce soir là, il n’avait pas couché avec… Toutefois c’est ce qu’il pensait… La phrase que l’adolescente par la suite le laissa sans voix. Comment ça il n’avait rien fait ? Il secoua machinalement la tête lorsqu’elle lui demanda s’il avait jamais été dans un pire état que lors de son anniversaire… Pas en sa présence en tout cas. Lorsque la brune tomba sur le sol, il resta hébété quelques instants, debout contre le mur. Puis rapidement les larmes retrouvèrent le chemin jusque ses yeux pour finalement s’écouler le long de ses yeux. Il ne savait pas comment il y en avait encore, il se sentait desséché…

- Comment ça je ne t’ai forcée à rien…

Le rouquin se mit à genoux face à elle, n’ayant pas la force de se tenir accroupi. Il était en larmes également. Il lui saisit le visage de ses deux mains, essuyant les quelques larmes qui coulaient sur ses joues bien que ce fut inutile, regardant ses yeux pour la première fois depuis le début de leur conversation.

- Co- Comment ça je ne t’ai forcée à rien… ? Ce soir-là… mon anniversaire…

Il hésita un instant. Mais il se lança tout de même.

- Mais tu as pleuré lorsque je t’ai demandé si je t’avais forcé la main…

Le professeur passa doucement sa main dans les cheveux bruns de son élève, la regardant toujours, une lueur d’espoir dans le regard. Tout ceci était un malentendu ? Mais alors il avait le droit de vivre sans se punir constamment, s’il n’avait rien fait ? Il avait le droit de la regarder et de la toucher ? De passer du temps avec elle et lui dire qu’il l’aimait ? Dire son prénom et la fixer droit dans ces yeux dont il était fou ? Ses larmes s’intensifièrent sensiblement sans pour autant qu’il quitte la brune des yeux, ni que son coeur ne se desserre ou que son estomac ne se dénoue.

- … Tu es sûre ?

Il voulait s’en assurer, après tout elle ne se serait pas mise dans des états pareils pour des broutilles… Après tout il ne voyait pas ce qui aurait pu causer toute cette réaction de la part de l’adolescente ce matin là, à l’hôtel… Toma la fixa encore quelques instants, puis ouvrit la bouche comme pour dire quelques chose avant de la refermer sans qu’aucun son n’ait eu le temps d’en sortir. En réalité il s’apprêtait à l’appeler par son prénom, mais il n’était pas sûr, dans sa tête, il était toujours son agresseur. Avec de l’espoir certes, mais il restait son agresseur tant qu’il n’était pas sûr… Il voulait que ce soit un quiproquo, que tout aille mieux, mais s’il s’avérait qu’il était vraiment cette personne, il ne le pourrait simplement pas. C’est après quelques instants qu’il se lança finalement…

- Je… Si je ne t’ai pas…

Il ne parvenait pas à le dire, définitivement, il poussa un soupir dans lequel il glissa le mot “violée”, se mordant l’intérieur des joues pendant un court instant.

- … Si je ne l’ai pas fait… Que-Qu’est-ce que je t’ai fait ?

Il y avait bien quelque chose non ? Elle ne pouvait pas lui en vouloir sans raison… Pas alors que tout allait bien avant… Il ne la comprenait pas. Il gardait ses mains sur les joues de la brune, la fixant toujours de ses yeux verts, rempli d’espoir.

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MessageSujet: Re: 20 janvier    Lun 4 Juil - 12:20

La jeune fille était crispée au possible et elle tremblait de tout son corps, comme si elle était frigorifiée. Mais même si elle ne répondait pas à Toma elle écoutait chacun de ses mots, se concentrant sur chacune de ses syllabes. Elle se focalisait sur sa voix pour ne pas se perdre mais elle avait de la peine à se rendre compte du réel sens de ses mots. C’était comme s’il parlait une langue étrangère qu’elle commençait tout juste à apprendre. Un frisson la parcourut quand il toucha son visage, interrompant ses tremblements l’espace d’une fraction de seconde. Il était là. Il n’était pas bien, mais il était là.

- Co- Comment ça je ne t’ai forcée à rien… ? Ce soir-là… mon anniversaire…

- R-rien..
affirma-t-elle.



Elle le regardait dans les yeux, momentanément calme mais épuisée. Elle était si perturbée qu’elle ne se rendit même pas compte que sa question impliquait que seul ce soir là l’inquiétait. Elle ne se rendit pas compte du quiproquo ni de la fin de ce dernier.

- Mais tu as pleuré lorsque je t’ai demandé si je t’avais forcé la main… 

Cette évocation la relança, ses yeux s’humidifièrent fortement et son souffle s’intensifia. Il la trouvait ennuyeuse et étrange et se forçait à passer du temps avec elle. Il lui l’avait prouvé malgré lui ce soir-là et la main qu’il venait de lui passer dans les cheveux n’y changerait rien. Mais elle acquiesça quand il lui demanda confirmation. Elle voulait effacer l’ardoise, passer à autre chose. Et concernant la façon dont il la voyait lui elle ferait des efforts, ce n’était pas un problème.



- Je… Si je ne t’ai pas… violée… Si je ne l’ai pas fait… Que-Qu’est-ce que je t’ai fait ?


Son corps se contracta. Il n’en avait aucune idée et elle elle se mettait dans tous ses états à cause de ça. Non et puis elle ne voulait pas le dire car elle voulait tourner la page, si elle en parlait maintenant son intention tombait à l’eau. Puis elle se souvint de l’état dans le quel était Toma. Elle devait lui avouer, pour lui. Elle ouvrit la bouche mais sa gorge était tellement serrée qu’elle échoua à en sortir le moindre son. Fatiguée, elle se laissa tomber contre lui et inspira un bon coup afin de sentir cette odeur qui savait l’apaiser. Elle lui en voulait toujours bien sûr, mais ses émotions étaient bien trop fortes et il était la seule personne capable de la calmer. Son anxiété avait nettement surpassé sa rancoeur. Mais cet acte ne se fit pas sans contrepartie: son souffle avait certes retrouvé un rythme normal mais son estomac et son coeur s’étaient resserrés.

- Tu… ce n’est rien de grave… Je peux faire avec.. Je fais toujours avec… ça fait mal mais je suis avec toi c’est ce qui compte… marmonna-t-elle.



La moitié de son discours était tout juste audible et si elle ne s’était pas rapproché il n’aurait surement pas pu capter certains passages. Noeru prit finalement son courage à deux mains. Elle se doutait de la réaction de Toma et elle ne lui plaisait pas. Elle continua tout de même serrant les poings et plaquant ses bras contre son corps, comme s’ils étaient collés à la glu extraforte.



- Et je t’ai déjà dis que c’était ok, que je ferais av- 



Sa gorge se bloqua. Elle ne pouvait pas finir cette phrase, c’était au dessus de ses forces. La noiraude se mit à sangloter. Elle s’était conforté dans l’idée que c’était avec elle qu’il préférait faire l’amour mais tout avait été remis en doute ce fameux soir.



- Pourquoi tu n’as pas voulu passer ton anniversaire avec moi…
souffla la lycéenne. Je suis mauvaise à ce point? Si c’est comme ça que tu aimes le faire moi je peux m’adapter tu sais…



Une boule se forma dans sa gorge. Elle lui avait dit qu’elle était d’accord qu’il passe ses nuits avec d’autre femme mais ce n’était plus le cas. Et puis elle n’avait jamais aimé l’idée. Elle était capable de tout pour être la seule à ses yeux comme il l’était pour elle.


Elle se recroquevilla. Ses pensées s’étaient redirigé vers sa véritable préoccupation de la soirée. Ça ne lui était jamais vraiment sortit de la tête, la preuve, son comportement en avait été largement influencé. Mais là les mots lui revenaient concrètement. A priori son état n’avait pas empiré car Il avait toujours parlé de sa soirée d’anniversaire et elle s’en rappelait comme l’alcool le lui permettait. Mais le doute persistait dans son esprit: et si elle perdait véritablement des moments de sa vie sans s’en rendre compte? Misaki lui disait parfois qu’elle était étrange… Et-ce que ces deux choses étaient liées…?











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MessageSujet: Re: 20 janvier    Mar 5 Juil - 0:03

Toma ne bougea pas son regard des yeux bleus noyés de larmes de la lycéenne. Il l’avait vu se raidir, il avait vu ses pleurs s’intensifier et elle semblait se trouver dans un état tout aussi déplorable que lui. Que lui avait-il fait ? Est-ce qu’il pouvait y avoir pire que d’abuser d’elle ? Non… Il ne voyait décidément pas ce qui pouvait bien s’être passé qui mette l’adolescente dans un tel état… L’avait-il menacée ? Il savait qu’il n’avait pas été des plus courtois et galant au saut du lit, le lendemain de son anniversaire, mais ça ne pouvait pas être ça? Si ? Après tout il avait une sacrée gueule de bois, et puis il n’était pas forcément d’humeur pour une dispute ce matin là…
Il la laissa tomber sur lui, posant sa main sur le dos de la lycéenne, exerçant une légère pression pour la serrer contre lui. Elle lui avait manqué, son contact lui faisait bien fou. Il ferma les yeux quelques instants pour profiter de ce moment. Il l’entendit marmonner, devinant des “ce n’est pas grave” et des “je fais avec”, mais il ne put attraper grand chose d’autre de son discours, et il n’était pas réellement sûr de ce qu’il avait entendu, en réalité.

Toma sentit le dos de la brune se courber sensiblement alors que tout son corps semblait se resserrer sur lui-même. Le jeune homme remonta sa main sur l’épaule de Noeru, essayant de la détendre même si c’était visiblement peine perdue. Il voulut lui dire que tout irait bien, il voulait la rassurer, mais n’ayant aucune idée de ce qui la mettait dans un tel état, il préféra garder le silence, de peur d’aggraver la situation.

- Et je t’ai déjà dit que c’était ok, que je ferai av-


Le jeune homme la sentit plus crispée encore si c’était seulement possible, puis finalement se détendre quelque peu pour laisser échapper quelques sanglots. Peut-être qu’en définitive il pourrait savoir quel était le problème. Car définitivement ce n’était pas ok, et elle ne pourrait pas faire avec… Toma essaya de capter son regard mais il en fut incapable, la jeune fille était totalement en boule contre lui, rendant la tâche impossible. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Y avait-il autre chose, qui n’avait pas de rapport avec lui ? S’il ne l’avait pas violée il ne voyait pas ce qu’il avait pu faire pour la blesser… Misao avait-il fait quelque chose à Noeru ? Pour qu’elle se retrouve dans un état pareil ? Non, ça devait avoir un rapport avec ce matin là, après son anniversaire, après tout elle était déjà dans un piteux état à ce moment…

- Pourquoi tu n’as pas voulu passer ton anniversaire avec moi…

Le rouquin serra quelque peu sa main autour de l’épaule de la lycéenne. Alors c’était ça ? Ce n’était que ça ? Parce qu’il ne l’avait pas avertie d’une fête au cours de laquelle tous les invités finiraient ivres morts ? C’était pour cette raison qu’elle l’avait ignoré pendant toutes ces semaines ? Qu’il s’était détesté ? Tout ça parce qu’elle lui en voulait de ne pas avoir passé son anniversaire avec elle ? Non ça ne pouvait pas être ça, ça ne pouvait pas être que ça…

- Je suis mauvaise à ce point ? Si c’est comme ça que tu aimes le faire moi je peux m’adapter tu sais…
- Qu-


Quoi ? Les mots étaient bloqués dans sa gorge. Il déglutit. Il ne savait pas s’il devait lui en vouloir, vraiment… De quoi parlait-elle exactement ? Il n’avait aucun souvenir de cette soirée… Alors il se doutait bien de la différence dans la façon dont il traitait les autres femmes et Noeru, mais il n’aimait pas plus… En réalité, s’il devait réellement choisir il la choisirait toujours elle, ça ne faisait aucun doute. Il laissa échapper un rire nerveux… Elle n’était pas sérieuse, vraiment elle ne pouvait pas être sérieuse. Est-ce qu’ils en revenaient toujours à ça, au fait qu’il aille voir ailleurs ? Il pensait pourtant que la question était réglée, que tout était clair entre eux. Il faisait des efforts, et elle passait l’éponge. Simplement. Il n’allait pas voir ailleurs parce qu’il ne l’aimait pas, ou parce qu’elle était mauvaise et ennuyeuse… Il avait voir ailleurs parce que c’était fun. L’intention n’était pas de la tromper, mais de s’amuser… Pourquoi avait-elle tant de mal à le saisir ?

- Tu… Ce n’était que ça ?

Les mots lui avaient échappés, et laissaient transparaître la surprise du jeune homme. Mais doucement toute cette haine qu’il avait entretenue pour lui pendant ces semaines tournait en une sorte de colère et de frustration à l’égard de la brune… Elle ne pouvait pas être sérieuse… Ce n’était pas possible, vraiment. Combien de fois lui avait-il qu’il l’aimait, fait comprendre qu’elle représentait énormément pour lui et qu’il avait peur de la perdre ? Il l’aimait à en perdre la tête et aucune femme ne pourrait jamais changer ça, et le simple fait qu’elle en doute l’agaçait. Il prit doucement la parole, la surprise étant redescendue.

- Tu… Doutes ?

Sa voix était claire bien que légèrement tremblante. Pourquoi devait-elle toujours remettre tout en cause ? Et ce, toujours à cause d’événements insignifiants… Elle était la seule, et serait la seule pour un sacré moment sans doute. Il en était au point de voir un avenir avec elle. Pas de mariage ou de relation à long terme, mais il ne la voyait pas quitter sa vie. Si elle n’était pas son amante, elle serait sans doute son amie, ou à la rigueur, une personne à qui il tenait comme sa propre famille…

- Pourquoi tu ne me fais pas plus confiance ?

Pourquoi oui ? Pourquoi ne pouvait-elle pas le croire quand il lui disait qu’il l’aimait ? Qu’il avait besoin d’elle ? Que sa présence lui faisait du bien ? Pourquoi refusait-elle de voir l’évidence, s’obstinait à croire qu’il lui mentait sans arrêt ? La dernière chose qu’il faisait avec elle, c’était faire semblant. C’était bien trop d’efforts que d’être dingue d’elle alors si en plus il devait mentir constamment à ce sujet… Jamais il n’y mettrait autant de peine. Il ne parlait pas d’une confiance concernant ses activités, mais concernant ce qu’il ressentait pour elle… Il avait oublié tout à propos de cette soirée, il ne savait plus exactement comment ça c’était passé, ni où et quand… Ses seules données étaient relatives ou alors ses souvenirs étaient fortement altérés par l’alcool. Pourquoi voulait-elle qu’il agisse avec elle comme avec toutes ces filles oubliables et ordinaires ? Le rouquin se souvenait de chacun des moments qu’ils avaient passé ensemble, il se souvenait des bons moments comme des mauvais, et surtout il avait toujours envie de la revoir, toujours envie de la toucher, de lui faire l’amour comme si c’était la première fois parce qu’elle était la seule à le faire se sentir réellement désiré, pour qui il était, parce qu’elle lui portait un amour sincère, et pas seulement parce qu’il était sympa et canon. Le jeune homme posa ses mains sur ses épaules, ne bougeant toujours pas. Il prit la parole, tentant de masquer sa frustration et son irritation au maximum.

- Tu n’es pas mauvaise… Je n’ai plus aucune idée de ce qu’on a fait, ou de comment je me suis senti, et si je ne t’avais pas reconnue je t’aurais oubliée aussi…

Il marqua une légère pause, il ne savait pas si c’était le meilleur plan qui soit, mais il serait au moins honnête avec elle si c’est ce qu’il lui fallait.

- Je ne veux pas que tu te compares à elle parce qu’il n’y a rien à comparer…

Il hésita quelques instants, elle n’était pas comme ces filles, rien à voir… Elle le rendait heureux, malgré tout. Ils avaient leurs problèmes, elle le faisait souffrir, et lui aussi. Mais malgré tout, il l’aimait. Il avait besoin de sa compagnie et qu’elle le désire, c’était plutôt simple, en fait. Il aimait tellement sa douceur et son innocence qu’il ne pouvait pas imaginer leurs relations intimes sans… Il poussa un soupir, sans pour autant bouger, profitant de la présence de l’adolescente malgré ces précédentes révélations qui, même si elle le soulageait grandement, l’irritaient au plus haut point.
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MessageSujet: Re: 20 janvier    Jeu 7 Juil - 1:44

Ses questions tournaient en boucle sans qu'elle ne puisse y répondre ou se positionner. Elle réfléchissait mécaniquement, sans vraiment en avoir toujours conscience. Et pourtant son attention était presque intégralement consacrée à ces mots. L'autre partie écoutait la voix de Toma, de loin. Juste sa voix... Elle n'était plus capable de plus le concernant pour le moment mais elle avait besoin de l'entendre pour ne pas totalement se laisser avaler. Elle se balançait sensiblement d'avant en arrière, tremblant. Puis l'une de ses interrogations retint son intention. Que faisait elle lors de ces moment qu'elle oubliait peut-être ? Elle pleura de plus belle. En soit ça pouvait être n'importe quoi. Elle tenta en vain de se rassurer : « Je m'emballe, je n'oublie rien.. je n'oublie rien.. non je n'oublie rien, rien du tout. Tout ça c'est des bêtises, je vais bien [...] ». Instinctivement elle se serra plus contre Toma. Jusqu’à ce qu'un mot se détache des autres et lui donne comme un violent coup dans l'estomac. « oublié ».. Celui là elle le perçu, il était comme droit sorti de son esprit. Comment savait-il ? Elle trembla de plus belle. L'adolescente resta comme ça, les yeux clos de nombreuses minutes. Sa bouches mimait des phrases par des mouvement tout justes perceptible mais aucun son n'en sortait. Seul son souffle irrégulier se faisait une place dans l'espace sonore de la pièce. Du moins jusqu'au moment ou Noeru se rendit compte qu'elle n'entendait plus Toma. Elle ouvrit les yeux comme pour s'assurer de sa présence. Il était toujours près d'elle, elle sentait contre sa joue son torse se gonfler au rythme de sa respiration. Mais ça ne lui suffisait pas, elle avait besoin de plus et c'est sans hésitation qu'elle le lui demanda.

- Parle... S'il te plait...

Sa voix était faible et légèrement cassée. Elle ignorait ce qu'il avait dit jusque là mais elle avait la sensation que s'il n'avait pas pris la parole elle n'aurait jamais pu rester aussi calme. Comme il ne s’exécutait pas assez vite à son goût et qu'elle commençait à paniquer elle répéta :

- Parle, parle ou chante.

Elle ferma à nouveau son poing contre son haut, attrapant le tissu au passage. Elle ne l'avait plus regardé depuis longtemps mais comme elle voulait disparaître elle préférait qu'il ne puisse pas capter son regard. Comme si ce dernier était encore la seule chose qui la faisait concrètement exister. Et puis elle craignait qu'il lise en elle. Elle avait peur de ces yeux perçant dont il était doté. Il avait déjà extrait l'idée d'oubli de sa tête. Dieu seul savait ce qu'il serait encore en mesure de tirer si seulement il croisait ses pupilles.

- Ta voix...

Elle se replia un peu plus sur elle même. Ces mots s'étaient faufilés au travers de sa gorge.

- ... Elle me rassure... souffla l'adolescente, toujours tremblotante.

Puis elle se tu de nombreuses minutes, se battant pour ne plus retourner dans les méandres de son esprit. Au final elle prit quand même encore une fois la parole pour s'empêcher définitivement de penser. Elle n'avait bien entendu pas écouté une seul syllabe de ce qu'avait dit Toma, n'entendant que le son.

- Quand j'étais petite mon père me prenait sur ses genoux... Il me racontait des histoires, comment c'était, dehors... Il me faisait beaucoup rire, il était très doué pour ça... Et puis il était très grand, plus grand et plus gros que toi.. C'était un véritable géant... Parfois il me soulevait au dessus de son visage, j'avais la sensation de voler.. Est-ce que ton père faisait ça aussi.. ? Le miens le faisait.. Il me disait « quand tu seras adulte tu verra le monde comme ça ».. Alors moi je croyais qu'une fois adulte je serai capable de voler.. En vrai je pensais que je serai une personne incroyable car c'est comme ça qu'il me faisait anticiper le future.. Il me disait que je serai rapide, puissante.. Que si je continuais comme ça même les ours me craindraient.. Au final je suis la seule qui ai peur dans l'histoire.. Heureusement qu'il ne voit pas ce que je suis devenue... Mais il me manque, ma mère, aussi... Je ne sais pas si elle y a pensé...

Sa voix était un peu étouffée, la faute a sa position entre autre. En vérité elle ne savait pas ce qu'elle disait et elle ne se souviendrai sûrement pas lui avoir parlé de ça une fois la nuit passée. Elle continua de lui raconter d'autre souvenirs mais ne dit plus rien vis a vis de ses parents et de son enfance. Elle était passée sur son arrivée au japon, sa difficulté à s'adapter les premiers temps, le tout sur un ton très calme, presque absent. Elle était parvenue à se calmer, à diriger son esprit ailleurs mais elle n'était en réalité plus vraiment là. Malheureusement ça ne dura qu'un temps et elle fût vite rattrapée. Son corps entier se contracta à nouveau et elle fût prise de sanglots. Elle était épuisée.

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MessageSujet: Re: 20 janvier    Jeu 7 Juil - 4:24

Toma baissa le regard vers la brune dans ses bras mais fut incapable de voir quoi que ce soit, tout comme précédemment. En la sentant se serrer contre lui, il renforça son étreinte autour du corps frêle de sa petite amie. Se mettait-elle vraiment dans cet état à cause de lui ? A cause de cette histoire de soirée d’anniversaire qu’il avait, malgré tout, finie avec elle ? Ça ne pouvait pas être que ça, il devait y avoir autre chose. Plusieurs fois elle avait été confrontée au fait qu’il aille voir ailleurs, elle savait qu’il le faisait et jamais elle ne s’était mise dans de pareils états. Elle se mettait en colère, refusait tout contact avec lui pendant plusieurs semaines… Mais jamais elle ne pleurait de la sorte, jamais il ne lui avait semblé la voir autant souffrir… Qu’est-ce qui lui était arrivé ?

Il voulait demander, il voulait savoir, mais à la fois, il n’osait pas, toujours marqué par ses pensées des dernières semaines. Comment pouvait-il entamer une nouvelle discussion… L’entendrait-elle seulement ? Sa tête lui disait que non, il ne tarda pas à penser que Noeru ne l’écoutait de toute façon que trop peu et que c’était une des sources de leurs problèmes, mais à cette idée son coeur se serra. Elle avait mal, pourquoi chercher un fautif ? Pourquoi maintenant ? Le sportif se mordit la lèvre inférieure, berçant doucement la jeune fille, qui se balançait d’elle-même. Il ne savait plus quoi dire du tout, encore moins quoi faire pour la rassurer… Il était prêt à tout, mais rien ne lui venait en tête, il était épuisé par les émotions fortes qu’il avait traversées, les frayeurs qu’il s’était faites et voir Noeru dans cet état n’arrangeait rien. Il posa son menton sur le haut du crâne de la brune, humant l’odeur si familière de son shampooing. Il ferma les yeux quelques instants, sentant de nouvelles larmes lui monter aux yeux. Il n’avait rien fait, il ne l’avait pas violée, il n’avait pas posée une seule main menaçante sur elle… Il la blottit contre lui inconsciemment, la sentant toujours tremblante comme une feuille, ou alors c’était son corps à lui qui frémissait de la sorte ? Il n’en avait aucune idée…

Le silence était roi dans le couloir menant au gymnase et le rouquin n’osait pas le briser, de peur de provoquer une nouvelle vague de sanglot, de causer un nouveau problème… Sans compter que sa voix commençait à s’éteindre. Mais rapidement il constata que ce n’était pas la solution, au contraire. La lycéenne lui demandait expressément de parler, mais sur le moment il fut incapable de penser à quoi que ce soit, son esprit avait été comme vidé par le son de la voix de Noeru… Que pouvait-il bien faire ? S’il ne pouvait pas entretenir ce silence il fallait qu’il parle, mais que pouvait-il bien dire ? Il sentit le corps de la brune se raidir un peu plus encore, si seulement c’était possible.

- Parle, parle ou chante.

Il sentit une pression sur son torse, il glissa une de ses mains sur celle de Noeru qui avait attrapé son haut. Il n’essaya pas de défaire son poing, au contraire, il serra sa main autour de celle de la jeune fille, puis n’ayant aucune idée de ce qu’il pourrait bien raconter, il commença à chanter cette chanson qu’il avait apprise des années en arrière. Il ne l’aimait pas spécialement, mais c’était une des premières chansons qu’il avait apprise, de mémoire en tout cas, et c’était donc la première qui lui était venue à l’esprit. Il entendit Noeru murmurer que sa voix la rassurait. A ces mots, il la serra un peu plus encore contre lui, sa voix à lui se faisant de plus en plus tremblante en se rappelant qu’il ne l’avait pas blessée. Cette chanson prit rapidement fin mais il entama la suivante qui lui vint à l’esprit, pour empêcher le silence de s’installer à nouveau et d’engloutir Noeru comme ça avait été le cas précédemment.

Cependant il n’eut pas le temps de finir celle-ci, alors qu’il reprenait son souffle avant de chanter le deuxième couplet, la brune reprit la parole.
Elle commença de nouveau à lui parler de sa famille, de son enfance et de ses parents. Le jeune homme ne put s’empêcher de sourire faiblement en l’imaginant enfant et loin de toutes ces pensées qui l’encombrait, à voler au-dessus de la tête de son père. Il ne répondit pas à la question qu’elle lui avait posée, se doutant qu’elle n’attendait pas réellement de réponse à cette dernière. Il la laissa finir, ne disant pas un mot, tentant de la rassurer en étant simplement là. Son coeur se serra en l’entendant dire que ses parents ne seraient pas fiers d’elle, mais encore plus lorsqu’elle avoua qu’ils lui manquaient. Il la serra un peu plus contre lui. C’était un sujet qui le touchait de bien trop près, surtout aujourd’hui où il était particulièrement vulnérable. Il n’avait pas perdu ses parents, mais tôt ou tard… Ils n’étaient plus si jeunes après tout… Et puis il tenait tellement à les rendre fier et remplir leurs attentes qu’il n’osait pas imaginer ce qu’il en serait lorsqu’ils ne seraient plus de ce monde. Ils lui manquaient, maintenant que Noeru y avait fait allusion…

Il l’enlaça avec son deuxième bras dont la main tenait précédemment le poing de la jeune fille, il la laissait lui raconter comment elle était arrivée au Japon, et ce qui s’en était suivi. Mais rapidement, le silence redevint le maître des lieux lorsque Noeru fut prise par de nouveaux sanglots. Il fallait qu’il rompe ce calme à tout prix, qu’il trouve quoi dire. Le sportif prit une légère inspiration avant de finalement commencer à parler, ne voulant plus chanter car c’était d’un ridicule…

- Je pense que tu as de quoi être fière de ce que tu deviens. Tu as dû te débrouiller toute seule pendant un sacré moment, et tu ne t’en sort pas si mal. Tu n’as aucune idée s’il serait fier ou au contraire, déçu…

En effet, elle avait toujours le bénéfice du doute. S’il avait peut-être des raisons d’être déçu, il en avait au moins tout autant d’être fier d’elle. La faiblesse que la brune s’obstinait à s’octroyer était bien moindre qu’elle ne le pensait, Toma en était convaincu. Elle avait vécu la mort de ses deux parents, vécu dans un climat de guerre avant d’atterrir dans un pays dont la culture lui est étrangère, forcée de s’adapter à des coutumes dont elle ne connaissait rien. Elle n’avait eu aucun repère, rien ni personne, juste elle.

- De mon côté je continue de décevoir mes parents, tous les jours, pas de doute là-dessus.

Il laissa échapper un léger rire puis il serra son étreinte autour de la brune. Ils lui manquaient, terriblement. Il voulait les voir. Il voulait voir sa mère et son père, s’assurer qu’ils allaient bien, qu’ils sachent qu’il tenait à eux malgré le fils ingrat qu’il était souvent. Il n’avait pas le bénéfice du doute, il les décevait un peu plus à chaque jour qui passait, il le savait. Il décevait sans doute ses amis aussi de part ses absences répétées, et enfin, il la décevait elle parce qu’il était incapable de la faire se sentir bien. Maintenant encore, il était complètement désarmé face au silence de la pièce et du bruit de ses pensées. Il poussa un soupir, c’était plus fort que lui, il devait faire ce qu’il voulait malgré les envies des autres… Et à la fois il avait envie de répondre à ces attentes.

- Mon père m’a jamais porté au-dessus de sa tête, ce n’est pas trop son genre en fait… En vrai mes parents n’ont jamais été très présents, la plupart du temps j’étais tout seul à la maison. Par conséquent j’étudiais beaucoup, ou bien je lisais des livres. Il s’arrêta quelques instants, de peur d’en dire trop, mais les mots sortaient tout seul et il ne voulait pas y réfléchir, de peur que la pièce ne redevienne silencieuse. Crois-le ou non, j’étais monstrueusement calme et obéissant quand j’étais petit…

Il continua de parler, décrivant particulièrement comment il avait commencé à se rebeller de façon passive en changeant son apparence et en refusant de porter l’uniforme, ou encore d’aller aux rassemblements tous les matins à l’école. Il parla même de sa rencontre avec Sayumi, combien elle l’avait sauvé d’une fête barbante, ainsi que de son meilleur ami du lycée, et de ses meilleurs amis de la faculté avec qui ils faisaient les quatre-cents coups depuis leur rencontre. En réalité il parlait plus dans le but de ne pas la laisser à la merci d’aucune pause. Il ne s’attendait pas à être écouté et il racontait les évènements dans le désordre, sans qu’ils soient liés ou même sans aucune logique, même si on y réfléchissait. Il ne faisait pas attention aux détails qu’il donnait comme il le faisait habituellement. Il les prenait comme les souvenirs et les anecdotes tels qu’ils lui revenaient à mesure qu’il les récitait. C’est après plusieurs minutes qu’il tourna le regard vers la lycéenne, mais fut toujours incapable de la voir bien qu’il eut desserré son étreinte. Parler pour rien dire, même si c’était pour elle, l’avait finalement détendu lui aussi. Le rouquin passa une main dans les cheveux bruns de la brune, ôtant son élastique pour les lui détacher complètement, sa coiffure ne ressemblant de toute façon plus à grand chose.

- Noeru ?

Toma la repoussa légèrement pour voir son visage. Ce n’était pas beau à voir, elle était dans un piteux état. Il la regarda finalement dans les yeux, ces yeux à présent rouges et trempés à cause des pleurs, de même que tout son visage. Il n’avait pas de raison, mais il s’en voulait. Il s’en voulait de ne pas pouvoir faire plus actuellement. Il ne voyait pas ce qu’il pouvait faire de plus, il refusait de la quitter ne serait-ce que quelques minutes mais rester ici ne leur attirerait que des problèmes.

- Tu… peux te lever ?

Le jeune homme se releva, tenant toujours sa petite-amie fermement. Il l’invita à se tenir à lui, alors qu’il posait sa main sur sa taille pour être sûr de la maintenir si jamais ses jambes venaient à la lâcher à cause de la fatigue. Il se déplaça jusqu’à la pièce aménagée à l’intention des professeurs et des élèves membres d’un club, puis il fit asseoir Noeru sur un banc, s’asseyant à côté d’elle si jamais. Il prit son sac qui traînait sur la table, sortant une bouteille d’eau qu’il tendit à Noeru. Il fixait la brune avec intensité, refusant de la lâcher du regard ne serait-ce que quelques instants.

- Tu avais quelque chose de prévu ce soir ?

Si c’était le cas, il penserait à un moyen d’annuler ou de prévenir pour ne pas que Noeru ne se retrouve lésée. Dans le meilleur des cas il s’agissait de Misaki et dans ce cas ce serait facile puisqu’elle était au courant. Autrement il allait devoir réfléchir vite. Il poussa un soupir puis se mit à califourchon sur le banc pour s’approcher au plus près de la brune. Il la força à se retourner légèrement puis il entreprit de passer délicatement ses doigts dans ses cheveux comme pour les peigner. Il lui fit une tresse plutôt simple qu’il laissa retomber dans son dos, puis finalement il posa sa tête sur l’épaule de la lycéenne, entourant son corps avec ses bras, il ferma les yeux.

- Si je peux faire quoi que ce soit, dis-moi seulement…

Sa voix était faible, mine de rien il était exténué. L’aspect positif, c’est que toute irritation s’était dorénavant envolée. Il était soulagé, mais triste, son coeur était serré et il ne voulait qu’une chose, c’était qu’elle se sente mieux. Il était là pour elle, il voulait qu’elle en soit consciente. Ils auraient tout le temps pour régler leurs soucis si cela valait vraiment le coup, mais pour l’instant c’était d’elle dont il s’agissait.

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MessageSujet: Re: 20 janvier    Ven 8 Juil - 3:10

Si elle l'avait écouté elle aurait été ravie d'en apprendre tant sur lui et sur son entourage. C'était la première fois qu'il se montrait aussi bavard mais malheureusement elle ne s'était focalisée que sur la mélodie de son discours, le ton calme et doux de sa voix. En vérité focalisé était un bien grand mot : Il était une ambiance sonore apaisante, celle que l'on ne remarque que par moment mais qui nous frappe soudainement par son absence, sans qu'on ne sache vraiment lorsqu'elle s'était arrêté. Mais quand elle perdait le contrôle de ses idées, qu'elle se voyait paniquer, elle était toujours heureuse de pouvoir s'accrocher à cet élément qui lui était devenu comme indispensable. Puis elle entendit son prénom. Elle ne réalisa pas tout de suite qu'il s'était adressé à elle. Pour ça elle avait dû attendre qu'il se saisisse de son visage et la fixe dans les yeux. Son rythme cardiaque s’accéléra soudainement et elle se paralysa d'un coup, se rendant concrètement compte qu'il la voyait, qu'il assistait à tout, que non, elle n'était pas invisible. Elle paniqua de plus belle, ce qui se manifesta encore une fois par des tremblements incontrôlable, son souffle écourté, saccadé. Mais sa tête était vidée elle ne ressentait plus que cette peur et la phrase que Toma prononça en suite résonna dans l'ensemble de son esprit.

- Tu… peux te lever ? 

Elle secoua spontanément sa tête de gauche à droite. Elle savait qu'elle serait incapable de tenir sur ses jambes tant elle se sentait affaiblie. Mais elle n'eut pas le choix. Il la souleva sans considérer sont point de vue et étant donné sa force, elle ne pu y opposer une quelconque résistance. Elle avait tourné la tête à l'opposé de son petit ami pour rompre ce contacte visuel qu'elle avait de la peine à assumer étant donné son état. Lui, l'aida à marcher jusqu'à une salle dans laquelle elle n'avait à ce jour jamais mis les pieds. Elle tremblait toujours comme une feuille et il était claire qu'elle n'aurait pas pu parcourir une telle distance sans son soutien. Il la fit s'asseoir et lui tendis une bouteille d'eau qu'elle saisis mais n'ouvrit pas.


- Tu avais quelque chose de prévu ce soir ? 

Misaki. Elle avait oublié Misaki.

- je-je..

Elle monta ses pieds sur le banc et replia ses jambes contre son torse. Elle n'avait plus aucun contrôle sur rien, elle avait la sensation que tout lui échappait. Elle n'arrivait pas à guider ses idées, Toma l'avait levée contre son grès, elle n'avait pas réussis à suivre ses plans de la soirée. À chaque fois elle se retrouvait devant le fait accomplis, elle était passive et subissait son environnement et même ses propres pensées. Quand Toma l'incita à se tourner elle suivit le mouvement docilement. Elle sentait ses mains jouer avec ses cheveux et ses cuisses encadrant ses hanches. Bientôt il alla même jusqu'à l'enlacer et poser son menton sur l'une de ses épaules. De loin ils ne devaient former qu'une masse indissociable que le contre jour n'aidait pas à détailler. En effet la nuit commençait à se lever, dehors. Elle durant tout le temps où il l'avait coiffé n'avait rien ajouté. La fatigue lui avait fait oublier de terminer sa phrase. Elle était épuisée au point d'avoir de la difficulté à aller au bout de ses idées, surtout quand elle-même ne savait pas où elles allaient.

- Si je peux faire quoi que ce soit, dis-moi seulement… 

- Misaki..



Elle marqua involontairement une pause de plusieurs secondes. Elle ne savait pas comment poursuivre. Elle finit par tenter, après une grande inspiration frémissante :

- On devait se voir..

Elle referma sa main contre sa poitrine, regardant le sol droit devant elle.

- Je ne veux plus..

Noeru enfouit son visage dans ses genoux. Elle n'était plus d'humeur à voir des gens, même s'il s'agissait de sa meilleure amie. Pour Toma c'était différent. Il était sa zone de confort, si elle le quittait maintenant elle aurait la sensation d'être perdue et ne saurait pas quoi faire. Elle irait sans doute se cacher sous sa couverture et se débrouillerait seule avec cette sensation d'étouffer, ce froid envahissant et son envie de disparaître, de ne plus être elle, ni personne d'autre, de ne plus avoir à vivre cette réalité éreintante. Toma contrait sans en avoir conscience quelques uns de ces effets et régulait une partie de son anxiété, par sa seule présence. Il était comme la lueur d'un phare perdu au milieu d'une épaisse purée de pois.

. Ne pars pas, d'accord... ?

Ses yeux commençaient doucement à se fermer sous le poids du sable. Et elle ne tarda pas à enfin s'endormir. Cela faisait de nombreuses minutes déjà qu'elle ne pensait plus à rien. Qu'elle se contentait de fixer un point invisible, rongée par la peur. Le contacte du Rouquin contre son corps avait fini le travail et l'avait détendu juste suffisamment pour que la jeune fille se laisse emporter. Au final même si elle avait eu tout du long de sévère piques de stresses, notamment quand il avait décidé de plongé ses yeux dans les siens, elle n'avait cessé de relâcher la pression, pour ne ressentir à terme que la fatigue en sensation principal. Le reste n'était plus que secondaire.

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