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 Frayeur nocturne. (PV Toma)

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Noeru Aiza
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MessageSujet: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Sam 16 Aoû - 13:51

Noeru rangea finalement son téléphone. Il était une heure trente du matin et il fallait qu'elle dorme. Si elle était toujours sur l'appareil à une heure si avancée, ce n'était pas parce qu'elle s'était égarée dans les méandres d'internet, mais toujours à cause de sa musique qu'elle écoutait en permanence lorsqu'elle était seule. Heureusement que sa playlist comportait plus de trois-mille morceau, sinon elle se serait vite ennuyé. Elle n'était pas le genre de personne à écouter une musique en boucle étant facilement lassée par ce genre de répétition. Il lui fallait de la variété et ça tombait bien, tout les styles imaginable étaient dans son portable.

Le silence régnait désormais en maître, lui laissant l'occasion de repenser au trois derniers jours qu'elle avait vécu. Depuis qu'elle était rentrée avec Toma les infirmières avaient changé de comportement avec elle. Certaines étaient clairement jalouse et le faisait savoir de manière subtile à la brune. En général cela se traduisait par des regard assassin et des répliques cinglantes, une attitude désagréable à chaque rencontre. D'autres la charriait gentiment, en sous entendus. Elles évoquaient la plupart du temps le fait que Noeru refuse de manger quand elles le lui demandaient mais que si c'était le rouquin qui s'y prenait c'était une autre histoire. Effectivement Toma leur avait raconté qu'il l'avait amené au restaurant, ce qui était absolument faux, soit dit en passant. S'il avait dit ça c'était uniquement pour justifier leur absence. Bon ils s'étaient tout de même fait disputer : même si ça partait d'une bonne intention tout deux n'étaient pas en états de sortir, leur avait rappelé les médecins. D'autant plus que Toma leur était revenu dans un état tout à fait déplorable. Misaki avait eu vent de cette histoire et avait posé plein de question à la noiraude qui avait réussi à tout esquiver de justesse, ramenant la discutions aux histoire de coeur de la blonde, cette dernière étant intarissable sur le sujet. Si elle n'avait pas simplement menti c'était car elle se serait senti trop mal de trahir sa meilleure amie de la sorte et puis de toute manière elle était une très mauvaise menteuse et la jeune fille la connaissait trop bien.

Elle avait aussi eu la visite de Misao qui lui avait demandé comment elle avait trouvé le livre. Noeru s'était sentie gênée entant donné qu'elle ne l'avait pas encore lu mais lui avait promis de s'y mettre bientôt. Puis les deux jeunes gens avaient discuté de tout et de rien jusqu'à ce que l'infirmière vienne mettre un terme aux visites. Elle aimait bien ce garçon, elle se sentait à l'aise avec lui et plus le temps passait plus elle avait de la difficulté à se méfier face à lui. Après tout s'il était dangereux comme l'avait dit Toma ça aurait fait un moment qu'il s'en serait pris à elle non ?

Le temps passait lentement sans que le sommeil ne vienne. Pourtant elle essayait vraiment de dormir mais elle ne parvenait réellement pas à atteindre Morphée. Et puis d'un autre côté elle ne pouvait s'empêcher de penser que ce n'était peut être pas si mal que ça. Les seuls rêves qu'elle faisaient ces temps étaient en fait d'affreux cauchemars qui la faisaient souvent se réveiller en sursaut. Le sujet concernait toujours son enfance. Le plus récurent depuis quelques temps était le jour de la mort de son père mais son esprit se permettait parfois quelques fantaisies, variant le thème de ses horribles songes ou ajoutant des détails aussi loufoques qu'ils étaient effrayant.

Elle entendit soudainement le bruit de la porte s'ouvrant doucement. Il était tard donc ce n'était sûrement pas une infirmière. Ce n'était pas non plus un visiteur étant donné que l'hôpital était fermé la nuit. La jeune fille se mit à trembler. Elle était actuellement dos à la porte et elle n'osait pas se retourner pour voir ce qu'il en était. En fait son corps entier refusait de bouger lorsqu'elle avait peur. Avec un peu de chance c'était juste un patient qui s'était trompé de chambre et il ne s'attarderait pas mais Noeru s'attendait au pire.

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Toma Sayashi
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Sam 16 Aoû - 20:00

Le rouquin tourna son corps allongé vers la fenêtre, fixant l’écran de son téléphone portable en attendant que quelque chose ne se passe. Mais toujours rien, l’écran gardait cette couleur noire, s’illuminant parfois pour laisser apparaître des messages d’une ou deux femmes qui s’inquiétaient de son état. En vérité, il attendait un appel ou un message de Noeru. Cela faisait trois jours qu’ils ne s’étaient pas vus, et Toma attendait de ses nouvelles. Il n’avait même pas pu l’apercevoir dans l’enceinte de l’établissement, et il craignait de plus en plus que quelque chose ne lui soit arrivé. Si un souvenir lui était revenu et qu’elle ne voulait plus le voir à cause de ça ? Ou alors si son état s’était encore aggravé ces derniers jours et qu’elle ne voulait pas qu’il s’inquiète ? Il poussa un soupir et entendit la porte de sa chambre s’ouvrir.

Il s’agissait de cette infirmière, qui venait le prévenir qu’elle avait terminé ses heures de travail et qu’à présent elle était « toute à lui ». Cependant il avait encore quelques réflexes et à l’exact moment où elle avait allumé la lumière, le rouquin avait fermé les yeux, faisant semblant de dormir. Décidément cette friche était bien trop collante. Tous les jours elle venait le voir après son service pour pouvoir passer un peu de temps avec lui, et tous les jours Toma trouvait le moyen d’appeler un médecin, d’être enfermé dans la salle de bain, ou de faire semblant de dormir, évitant ainsi tout dialogue avec l’aide-soignante. D’ailleurs ses côtes allaient bien mieux, alors il n’avait sûrement pas besoin de « soins particuliers », comme elle appelait ça. Certes il devait toujours prendre des précautions lorsqu’il s’habillait, et il devait éviter la pratique physique trop intensive, mais il avait retrouvé la fluidité de ses mouvements, et la liberté de se baisser sans s’infliger une douleur insoutenable.

La jeune femme se découragea, comme toujours, assez vit en voyant qu’elle n’obtiendrait rien de la part du sportif aujourd’hui non plus. De nouveau la pièce était plongée dans l’obscurité, encourageant Toma à rouvrir les yeux. Il attendit encore cinq minutes puis se redressa sur son lit, lissant les bandages sur ses côtes. Il avait hâte de s’en débarrasser, ils étaient vraiment encombrants et gênants. Très vite il se rendit compte à quel point le bâtiment était silencieux, comparé à il y a trente minutes. Il jeta un coup d’oeil à son téléphone et remarqua qu’il était déjà une heure passée, pas de quoi s’étonner, les infirmiers rentraient chez eux ou surveillaient les derniers patients sans faire de ronde dans les couloirs.


C’est motivé par cette dernière que le sportif se leva et prit sa veste qu’il utilisa pour recouvrir son torse nu. Il ferma la fermeture-éclair et mit la capuche pour éviter que ses cheveux rouges ne soient reconnus si la lumière était allumée. Il sortit discrètement de sa chambre puis descendit par les escaliers pour rejoindre l’étage sur lequel se trouvait la chambre de la brune. Il se dépêchait, craignant de se faire surprendre par des médecins ou des infirmiers, et également parce qu’il était inquiet pour la jeune fille. Après tout elle ne l’avait pas appelé une seule fois, et plus il approchait de sa chambre, plus Toma avait envie de savoir.

Cependant, une fois qu’il fut devant la porte de sa chambre il hésita à entrer. Après tout elle devait sûrement dormir, vu l’heure. Il posa la main sur la poignée, toujours hésitant. Il ne voulait pas la réveiller, elle avait besoin de repos plus que quiconque, et il ne voulait pas l’empêcher de dormir si elle était sur le point d’aller se coucher. Mais d’un autre côté, il avait vraiment envie de voir comment elle se portait et appuya doucement sur la poignée avant de se faufiler discrètement à l’intérieur de la chambre sombre de la brune. Il observa sa silhouette allongée et à partir de ce moment là, il savait qu’elle ne dormait pas. Son corps était raide, et Toma le voyait, il lui avait fait peur. Son envie de s’amuser prit alors le dessus, et il s’approcha d’elle à pas de loup, respirant discrètement. Il voulait lui faire peur, en guise de vengeance pour ne pas l’avoir appelé. Après tout il l’avait prévenue, si elle n’appelait pas, il viendrait la voir de lui même.

Une fois arrivé à la hauteur du lit de la brune, il éloigna les boutons servant à appeler les infirmiers en cas d’urgence. Il fit exprès de respirer un peu plus fort qu’à l’accoutumer, pour faire augmenter l’angoisse dans l’esprit de l’adolescente, puis il posa une main sur le matelas, à la hauteur de la poitrine de son élève, puis il se pencha peu à peu vers elle, avant de murmurer d’une voix bien plus grave que celle qu'il avait habituellement, pour ne pas qu’elle le reconnaisse.


- Tu es si jolie~


Il lui attrapa la taille de la main qui était sur le matelas, puis mit son autre main sur les lèvres de l’adolescente pour l’empêcher de crier ou même de lui donner un coup de tête. Il se doutait bien qu’elle était faible et fatiguée, mais Toma le savait, il ne fallait jamais sous-estimer la force d’une fille qui se sentait en danger. Il reprit la parole de la même voix qu’un peu plus tôt.


- Qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire~


Maintenant il le savait, il n’y avait que deux solutions : soit elle l’avait reconnu et allait lui faire savoir que la blague n’était pas drôle, ou alors elle ne l’avait pas reconnu et devait penser qu’il était un pervers. Il esquissa un sourire puis approcha son visage de celui de l’adolescente, les yeux rieurs, gardant toujours cette même voix, bien plus grave, tout en murmurant.


- Tu mérites une punition…


Il s’arrêta un instant puis ôta sa main de la bouche de la jeune fille avant de réduire la distance entre leurs lèvres. Il s’arrêta juste avant qu’un contact ne se fasse et reprit sa voix normale pour finir sa phrase, se disant qu’elle avait sûrement eu son lot d’émotion après ça.


- … Pour avoir oublié de m’appeler.


Il enleva sa capuche, même s’il se doutait qu’à présent, elle avait déjà deviné l’identité de son agresseur. Noeru ne devait sûrement pas avoir apprécié, mais Toma n’avait pu s’en empêcher. Après tout, il avait attendu pendant trois jours qu’elle l’appelle pour lui donner des nouvelles, bonnes ou mauvaises; ou encore pour faire en sorte qu’ils se voient, mais rien, pas d'appels ni de messages. Cette petite blague n’était rien d’autre qu’une simple petite vengeance, alors bien sûr, il ne l’avait pas fait pour qu’elle apprécie le geste.
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Noeru Aiza
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Dim 17 Aoû - 1:29

Elle sentit la présence continuer de s'approcher et se crispa de plus en plus. À ce stade là si la personne s'était trompé de chambre elle s'en serait rendu compte, logiquement. Noeru entendit un bruit qu'elle ne sut identifier, puis sentit l'individu s'appuyer sur le matelas, passant donc au dessus d'elle. Elle entendait également sa respiration et l'image d'un vieux pervers lui vint immédiatement en tête. L'adolescente était tétanisée et avait les larmes aux yeux.

- Tu es si jolie~

Son cœur loupa un battement et sa gorge se serra. Elle ignorait ce qu'elle devait faire et elle le savait, cette fois elle ne s'en sortirait pas. Si seulement Toma était avec elle, ou n'importe qui d'autre d'ailleurs, mais quelqu'un qui pourrait la défendre, neutraliser cet homme ! Ce dernier alla encore un peu plus loin en entreprenant de la tourner sur le dos en tenant fermement son poignet et mis sa main sur sa bouche, plaquant sa tête sur le lit avec force. À quoi bon de toute manière, elle était trop effrayée pour émettre le moindre son. Si elle était un animal elle serait certainement un opossum : Le genre à faire le mort pour dissuader les prédateurs, loin des félins qui mordent et griffent en cas de danger. Ses paupières étaient fermement closes entre elle. Elle n'osait pas les ouvrir, par peur de ce qu'elle pourrait découvrir et elle n'avait pas le courage d'affronter son agresseur.

- Qu’est-ce que je vais bien pouvoir te faire~

Ses tremblement s'intensifièrent, se sentant de plus en plus menacée. Pourquoi faisait-il ça ? Qu'avait-elle fait ? Est-ce que c'était le karma ou quelque chose comme ça ? Elle se mit à sangloter en silence. Cet homme était fort et quoi qu'elle fasse elle ne pourrait pas le repousser. Elle sentit de plus en plus son souffle sur son visage, signe qu'il s'approchait d'elle et elle se crispa plus encore. Si elle avait la tête à ça elle se serait étonnée de pouvoir encore le faire tant ses muscles étaient contractés.

- Tu mérites une punition…

En entendant sa voix elle devinait facilement un sourire sur son visage. Cette personne était un sadique c'était la seule explication. S'amuser à ce point du malheur des autres... ça lui passait au dessus de la tête, elle ne comprenait pas. Elle sentit la main de l'individu se retirer et craignit le pire suite à cette acte. Mais elle n'eût pas le temps de se faire plus de film dans sa tête que ce mystérieux ainsi qu'effrayant personnage repris la parole.

- … Pour avoir oublié de m’appeler.

Elle ouvrit les yeux à la seconde ou elle entendit le timbre de Toma. Elle n'arrivait pas à croire qu'il lui ait fait un coup pareil, qu'il soit allé aussi loin. Ni une ni deux, elle le gifla. C'était parti tout seul et si vite que son expression n'exprimait même pas encore la colère qu'elle ressentait au moment ou le geste avait été exécute. Mais très rapidement ses sourcils se froncèrent. Il lui avait fait ce sale tour car elle ne l'avait pas appelé ? Pourtant il lui avait dit de l'appeler si besoin! Et la jeune fille ne l'avait pas ressentit ! Certes elle en avait eût envie mais elle ne voulait pas le déranger. Après tout il recevait peut-être des visite à ce moment là, ou si ça se trouvait il était en présence de médecin... Quoi qu'il en soit un simple caprice ne suffisait pas à justifier le fait de l'appeler. Après tout elle ne l'avait jamais fait jusqu'à présent, même dans les situations les plus difficiles.

- C'est ignoble ce que tu as fait. Ignoble, méchant et de mauvais goût.

Comme la pression c'était relâchée, elle pleurait vraiment maintenant. Noeru n'avait pas du tout apprécié la plaisanterie. Elle avait d'ailleurs rarement eût aussi peur. Le fait d'être impuissante, de n'avoir personne dans les en virons pour l'aider et d'être dans une telle situation, elle ne souhaitait ça à personne. Elle n'arrivait même pas à être contente de le voir tant cet événement l'avait affecté, la preuve en était qu'elle tremblait encore sensiblement.

- Comme tout allait bien je n'ai pas osé t'appeler, voilà tout.

« Bien » était un bien grand mot. ça.. « allait », et pas plus que ça, après tout elle détestait toujours l'hôpital, ça n'avait pas changé depuis le début de la semaine et elle dormait toujours mal, mais en sois il n'y avait vraiment rien à signaler.

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Toma Sayashi
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Dim 17 Aoû - 2:21

Toma fut tellement surpris par le geste de la brune qu’il s’empara de la main avec laquelle elle l’avait frappée pour la plaquer avec force contre le lit, à la hauteur du visage de Noeru, lui jetant un regard glacial. Cette gifle, il ne l’attendait vraiment pas. Certes ce n’était pas un sujet sur lequel il fallait plaisanter, et sa blague était de mauvais goût, il le savait. Mais lui s’était bien amusé à la faire, et c’était l’essentiel. Il ne cherchait pas à faire plaisir à l’adolescente, il voulait voir comment elle allait et pourquoi elle ne l’avait toujours pas appelé, alors que cela faisait trois jours, et qu’il lui avait demandé de l’appeler. Toutefois il se radoucit assez vite, quittant cet air froid et ce regard tranchant, ne voulant pas donner de raisons à la jeune fille de lui en vouloir un peu plus. Lorsqu’il la vit pleurer, il la relâcha complètement et se redressa, s’éloignant ainsi d’elle, puis il alla s’asseoir sur une chaise qu’il déplaça à côté du lit, attendant que l’adolescente se calme.


- Comme tout allait bien je n'ai pas osé t'appeler, voilà tout.


Toma la regarda un instant en restant silencieux, croisant les bras contre son torse, se reteant pour ne pas laisser transparaître son agacement. Il savait qu’elle n’allait pas si bien, sinon les temps de visites se seraient rallongés, le nombres d’examens auraient diminué et il l’aurait sûrement vue plus souvent se déplacer dans le bâtiment. Et puis il ne comprenait pas. Fallait-il qu’elle se sente mal pour qu’elle veuille l’appeler ? Il poussa un soupir, pensant à certaines de ces filles qui l’appelait pour lui dire ce qui s’était passé dans leur journée, ou alors pour leur dire qu’elle avait changé de coiffure ou acheté un nouveau sac… Que faisait-il de mal avec elle pour qu’elle refuse de l’appeler ? Après tout il était son petit-ami. Il répondit à l’adolescente d’un ton plus sec qu’il ne l’aurait voulu, sans bouger de sa chaise, et en la fixant toujours.


- « Tout va bien »… Et alors ?


Il tenta de se calmer en ayant entendu le ton de sa voix. Il ne voulait pas qu’elle pense qu’il était énervé, car cela ne ferait qu’envenimer les choses. Après tout il le savait que c’était cette plaisanterie qui l’avait mise dans cet état, et que s’il était simplement venu, en la prévenant un peu plus tôt en l’appelant ou en lui envoyant un message, jamais elle ne lui en aurait voulu. Il la regardait pleurer et trembler sans bouger, de peur de se reprendre une nouvelle gifle.


- Tu vas toujours attendre de te sentir mal pour m’appeler ?


Il alluma la lampe de chevet pour les sortir enfin de la pénombre. Il voulait voir les yeux bleus de l’adolescente, même s’ils étaient toujours trempés de larmes et qu’elle lui en voulait, il s’en fichait. Il captura son regard océan, la fixant intensément. Elle lui avait manqué, et il s’inquiétait bien plus que lorsqu’il recevait de mauvaises nouvelles. Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre cela ? Il n’y avait pourtant rien de compliqué ou d’exceptionnel. Rien qu’un message, ou un appel… Ca ne changeait rien pour elle qui s’ennuyait vite ici. Il se leva pour s’approcher d’elle, s’asseyant sur le lit de son élève en lui prenant la main.


- Je suis ton petit-ami, compris ?


Il avait détaché chacune de ces syllabes, l’air tout à fait sérieux. Il en avait assez qu’elle s’invente toute sortes d’excuses pour ne pas l’appeler. Et même s’il ne lui répondait pas, en voyant qu’il avait raté son appel, il l’aurait immédiatement rappelée, ou envoyé un message. Et puis ils auraient pu se fixer un rendez-vous, ou alors il aurait essayé de venir la voir après l’extinction des feux, où ils auraient fait le mur… Enfin il sortait bientôt de l’hôpital et s’ils ne profitaient pas de ces moments-là pour passer du temps ensemble, ils devraient touts les deux attendre la sortie de la brune du centre hospitalier pour se voir. Car si Toma venait la voir en dehors des heures autorisées un fois qu’il sortirait de l’hôpital, il ne serait plus un patient irrespectueux, mais un hors la loi, surtout qu’il serait sûrement venu en dehors des heures dites « conventionnelles ».

Il entrelaça leurs doigts sans la quitter des yeux.  Il n’était pas désolé pour ce qu’il avait fait, il était désolé d’avoir été aussi loin, à tel point qu’elle pleurait. Il n’avait jamais pensé à la faire pleurer, ni à l’effrayer de telle sorte qu’elle ne serait même pas heureuse de le voir. En fait, il n’avait même pas pensé à l’adolescente, il avait juste pensé à lui et à l’amusement potentiel que cela représentait pour lui, et sur le moment, il n’avait pas été déçu. Il reprit la parole, d’une voix un peu plus posée.


- Je veux juste être là… Le plus souvent possible…


Il baissa le regard sur la main de l’adolescente qu’il tenait fermement, la fixa quelques instants puis leva de nouveau le regard vers les iris bleu roi de son élève. Il savait qu’il pouvait difficilement se trouver à ses côtés tous les jours, vu leur situation. Mais au moins, ils pouvaient essayer de ne pas se retrouver sans nouvelles l’un de l’autre pendant trop de temps, quitte à changer leurs noms dans leurs répertoires pour éviter d’être découverts. Et puis c’est aussi comme ça qu’ils s’éloignaient. Soit ils se disputaient, soit il ne communiquaient jamais, se perdant de vue. Et Toma n’ayant pas l’habitude de faire le premier pas au téléphone, savait qu’il enverrait difficilement le premier message ou passerait rarement le premier appel. Une pensée lui traversa l’esprit et le crispa quelque peu, le faisant resserrer son étreinte sur la main de Noeru.


- Mais attends…


Il marqua une pause, hésitant à poser cette question, puisqu’il en redoutait la réponse et qu’il ne voulait pas se disputer avec elle ce soir. Il savait qu’il sortait dans trois jours, et s’il voulait avoir une chance de pouvoir la revoir d’ici là, il serait sûrement préférable de ne pas envenimer les choses. Toutefois il ne put se retenir, après tout il avait déjà commencé à parler, autant en finir, surtout que s’il ne lui demandait pas, il n’allait pas pouvoir arrêter d’y penser.


- Si… Si un truc comme ça t’arrivais… Tu m’appellerais ?


Il faisait référence à ce qu’il s’était amusé à faire un peu plus tôt, et il regrettait déjà d’avoir posé sa question. Il ne savait pas ce qu’elle pouvait répondre. Après tout, elle ne l’appelait pas pour lui parler de ses souvenirs parce qu’elle avait peur d’être envahissante, alors qu’elle savait pertinemment que Toma ne voulait pas qu’elle soit seule en raison de leur puissance et de leur pouvoir destructeur sur la brune… Alors si elle se faisait attaquer, et si l’agresseur menait son attaque jusqu’au bout… Est-ce qu’elle lui en parlerait ? Le coeur du sportif se mit à battre un peu plus fort, et il resserra inconsciemment sa main autour de celle de la lycéenne, comme pour la forcer à répondre.
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Dim 17 Aoû - 12:00

La noiraude fût surprise qu'il soit si agacé par le fait qu'elle ne l'appelle pas. Après tout si elle ne le faisait pas c'était pour éviter de le déranger car ce n'était pas l'envie qui lui manquait. Plusieurs fois par jour elle s'était demandé si elle pouvait le faire tant elle avait envie de l'entendre. De plus elle s'ennuyait tellement...

- Je suis ton petit-ami, compris ?

C'était vrai... Et les gens en couple se contactaient c'était un fait. Elle eût comme l'impression d'être une petite-amie indigne. Après tout depuis qu'elle le côtoyait elle n'avait jamais tenté de le joindre et elle se demandait si elle l'avait fait avant son amnésie. Bon, il lui le reprochait mais il ne faisait pas beaucoup mieux au final. Trois messages en quelques mois et il lui faisait la leçon ? D'accord c'était nul comme comparaison mais c'était tout ce qu'elle avait trouvé pour soulager sa conscience.

- Je veux juste être là… Le plus souvent possible…

Toma avait entrelacé leur doigt et elle se rendit compte à ce moment que non seulement il lui tenait la main depuis plusieurs minutes déjà, mais également qu'elle ne tremblait plus et que les larmes avaient cessé de couler. Est-ce que c'était le fait qu'il lui tienne la main qui l'avait calmé ? Elle n'en avait pas la moindre idée mais elle était heureuse de s'être remise aussi rapidement de sa frayeur. Et puis ce qu'il lui disait lui faisait chaud au coeur... Elle se redressa doucement en remarquant qu'il commençait à être préoccupé mais elle n'eut pas le temps de lui demander pourquoi qu'il commença à prendre la parole.

- Mais attend...  ... Si… Si un truc comme ça t’arrivais… Tu m’appellerais ?

Noeru baissa les yeux, réfléchissant à la réponse qu'elle pourrai lui donner. Instinctivement elle aurait répondu oui mais maintenant qu'elle y pensait elle se demandait. Si cette chose lui arrivait elle ne parviendrait sans doute pas à l'appeler sur le coup, trop humiliée. Elle attendrait donc sûrement de se reprendre. Mais calmée elle se dirait qu'elle n'aurait plus besoin de le faire, plus besoin de l'inquiéter inutilement et que c'était passé de toute façon. Elle du se rendre à l’évidence : comme elle voyait la chose il était certain qu'elle ne l'appellerait pas. Sauf que vu l'état dans le quel cette simple idée le mettait elle ne pouvait pas lui l'avouer...

- Je pense.. oui.

Son regard se faisait fuyant. Elle se sentait mal de lui mentir sur un sujet si grave. D'ailleurs elle ne tarda pas à compléter par :

- E-enfin.. p-possiblement...

Il allait s'énerver c'était sûr et elle n'allait pas lui en vouloir pour ça car c'était normal, elle aussi se serait fâchée à sa place, elle le savait. Elle s'excusa faiblement, ses yeux baissés, fixant ses mains.

- Ce n'est pas parce que je ne te fais pas confiance.. loin de là... souffla-t-elle. C'est juste que.. je n'y arriverais pas..

Sa voix était si basse que sa phrase en devenait difficilement compréhensible. Elle se demandait aussi si dans une situation similaire, s'il avait des ennuis, est-ce qu'il l'appellerait ? Aucune chance. Alors il devrait pouvoir se mettre à sa place non ?

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Toma Sayashi
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Dim 17 Aoû - 13:08

Toma tenta de nouveau de capturer le regard de la brune, mais elle baissa les yeux suite à son interrogation. A partir de ce moment-là, il savait que non, elle ne l’appellerait certainement pas, et que deux solutions se présentaient maintenant à l’adolescente : soit elle lui disait la vérité au risque de l’énerver, soit elle lui mentait, au risque de l’énerver encore plus. Le rouquin la connaissait trop bien, et il espérait qu’elle ne fasse pas le choix de lui mentir, il ne le supporterait pas. Noeru avait pourtant dit qu’elle ferait de son mieux pour s’en sortir, mais si elle ne l’appelait pas pour quelque chose de si grave, elle ne le ferait sûrement pas pour des souvenirs, et encore moins pour lui dire qu’elle allait bien. Il poussa un soupir et lâcha la main de la jeune fille alors que celle-ci ouvrait la bouche pour répondre à la question de son professeur de sport.


- Je pense.. oui.


Toma serra le poing qui se trouvait maintenant sur le matelas où était assise l’adolescente. Comme elle pouvait s’attendre à ce qu’il la croit. Cela faisait des mois qu’il avait joué avec ses réactions, et il pouvait facilement deviner ses réponses rien que par les expressions qui transparaissait lorsqu’il lui posait une question. Et là, son regard le fuyait. Lorsqu’elle lui parlait sincèrement, elle ne détachait pas son regard des iris émeraude du sportif. C’est pourquoi il ne fut pas surpris lorsqu’elle tenta de se rattraper en lui avouant qu’elle l’appellerai « possiblement ». Elle ne se rendait pas compte de ce qu’elle était en train de lui dire… Il savait qu’il n’était pas vraiment le petit ami idéal ou exemplaire, loin de là, mais il savait que si Noeru avait des problèmes elle pouvait compter sur lui. Mais si elle refusait de communiquer avec lui… Il laissa échapper un nouveau soupir.


- …C’est juste que je n’y arriverai pas..

- Qui ?



Le ton de sa voix avait été glacial, et dire qu’il ne voulait pas s’énerver avec elle, il avait juste voulu lui rendre une petite visite, et en profiter pour lui demander de l’appeler… Il prit sa tête entre ses mains puis fut secoué d’un rire jaune. Si elle avait peur de le déranger, c’était de sa faute. Il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même. Mais d’un autre côté il pensait qu’elle aurait quand même réussi à mettre ces histoires de côtés, surtout que c’était pour l’aider qu’il voulait qu’elle le joigne. Il se mit en tailleur sur le lit, juste devant les pieds de la brune puis la fixa quelques instant avant de s’approcher d’elle, le regard dur. Il voulait savoir. Qui elle appellerait dans une telle situation. Encore une fois, il voulait lui faire peur, la pousser dans ses derniers retranchements. Il le savait, c’était « ignoble, méchant et de mauvais goût », mais après tout il restait un gamin, et il était surtout curieux de voir.


Il s’approcha d’elle, toujours froid et muet. Le rouquin se trouvait à califourchon sur les jambes de l’adolescente, la fixant droit dans les yeux. Il réduisit la distance entre leurs deux corps, puis prit dans sa main le menton de la brune pour qu’elle le regarde dans les yeux, et le relâcha une fois qu’il eut réussi à capturer son regard. De cette même main, le rouquin s’empara avec force du poignet de l’adolescente, pour parer à une éventuelle gifle, et il posa son autre main sur la taille de son élève, mais très vite il la fit passer sous le T-shirt de la demoiselle. Il sentit alors son corps frêle dans sa main, mais il ne laissa rien transparaître. Il fallait noter que chacun de ses gestes et regards étaient tout à fait dépourvus de tendresse, il agissait là comme un agresseur, et non pas comme son petit-ami : par conséquent il la tenait fermement, de telle sorte qu’elle pouvait difficilement bouger. Il approcha son visage de celui de la lycéenne, fixant ses iris bleu roi en prenant la parole de la même voix glaciale.


- Qui tu appelles, dans une telle situation ?


Toma le savait, il n’y était pas allé de main morte. Mais il voulait qu’elle se rende compte, que les choses qu’elle s’imaginait et les choses teles qu’elles se passaient réellement, n’avaient rien à voir. Si elle se faisait agresser et qu’elle n’en parlait à personne, elle finirait par se laisser à mourir petit à petit sous le poids de l’humiliation, de la solitude et de l’incompréhension de ses proches. Il lâcha un soupir, puis il lâcha l’adolescente avant de se lever pour aller s’adosser contre la fenêtre, sans quitter la brune des yeux.
Sa plus grande peur, c’était que la brune reste seule, qu’elle ne parle à personne, alors qu’elle avait besoin d’aide. C’est pour cela qu’il était heureux qu’elle ait des personnes comme Misaki et Adrien dans son entourage, et c’était pour cette raison également que Toma était allé voir Klaüs. Il avait risqué sa vie et cassé ses côtes simplement pour être sûr que la brune ait quelqu’un à qui parler, qui puisse la comprendre si elle faisait référence à son enfance.


- Comment tu penses que je me sentirais, si je savais que tu t’étais retrouvée seule à un moment pareil ?


Toma la fixait toujours, sans ciller. La réponse était évidente après tout, et elle commençait à le connaître, donc cette question n’attendait pas vraiment d’être répondue. L’adolescente le savait très bien, que le rouquin aurait honte de se représenter à nouveau devant elle. Après tout le rouquin faisait toujours tout ce qui était en son pouvoir pour les personnes qui lui était chères, alors le simple fait de se savoir impuissant l’énervait, et lui suffisait pour se renfermer sur lui-même.


- Je te l’ai déjà dit. Laisse-nous t’aider…


Il ne savait plus combien de fois il le lui avait dit, mais tant pis, il le répéterait autant de fois que nécessaire, si cela pouvait pousser l’adolescente à demander de l’aide au final. Il détacha son regard de la brune et se mit à regarder par la fenêtre quelques instants avant diriger ses yeux vers ses chaussures. Il voulait vraiment passer une bonne soirée avec elle, mais vu comme c’était parti, ça ne semblait pas gagné…
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Dim 17 Aoû - 23:10

- Qui?

Noeru sursauta presque à l'entente de sa voix, si dure. Elle s'attendait à ce qu'il s'énerve, mais elle ne pensait pas que ce serait autant. Certes il n'avait pas haussé le ton mais elle commençait à le connaitre. Lorsqu'il était fâché contre elle il devenait souvent froid et distant, elle commençait à avoir l'habitude.. De plus elle ne comprenait pas sa question.. "Qui" quoi? Mais elle ne pu s'y attarder étant donné que le comportement de Toma en lui même devenait étrange. Son regard également lui faisait froid dans le dos. Il se trouva vite assis sur ses jambes, bloquant le bas de son corps. Il s'approcha encore un peu d'elle et attrapa son menton sans délicatesse, pour la forcer à la regarder, avant de saisir son poignet. Le cœur de la jeune fille battait bien plus fort que d'habitude mais pas à cause de ses sentiments amoureux. Elle ne connaissait pas Toma ainsi et il lui faisait peur. Le regard qu'il posait sur elle n'exprimait rien et la force qu'il mettait dans son poing était telle qu'elle eut très vite mal au poignet.

De sa main libre Toma entreprit de toucher son corps au niveau de sa taille mais elle n'en avait pas envie, pas comme ça. Les larmes lui montait aux yeux, elle ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait, pourquoi est-ce qu'il était si violent. Lorsqu'il passa sa main sous son T-shirt elle eût envie de lui crier d'arrêter mais sa bouche refusait de s'ouvrir, contrairement à ses yeux qui le fixaient, traduisant sa peur actuelle. Elle n'avait jamais cru le rouquin capable d'un tel comportement.

- Qui tu appelles, dans une telle situation ?

L'entente de cette phrase la fit frissonner tant le ton qu'il avait employé était glaciale. En fait elle étai incapable de répondre à cette question car la personne qu'elle aurait appelé à l'aide en temps normal était face à elle.

Il s'éloigna enfin mais la jeune fille était encore incapable de bouger et d’émettre le moindre son.

- Comment tu penses que je me sentirais, si je savais que tu t’étais retrouvée seule à un moment pareil ?

- m-mal..


Murmura-t-elle, son cœur battant encore à tout rompre. Elle avait compris où il voulait en venir mais elle ne savait toujours pas si elle aurait été capable de l'appeler. C'était tellement difficile pour elle de parler de ses problèmes, surtout lorsque ces dernier étaient humiliants.

- Je te l’ai déjà dit. Laisse-nous t’aider…

Elle tourna la tête dans sa direction et le contempla. Que pouvait-elle répondre à ça? Elle savait qu'il avait raison mais elle ne savait pas demander de l'aide et elle était pudique c'était comme ça. De plus elle avait eu son lot ce soir de représailles violentes et elle avait besoin de passer à autre choses à présent, histoire de ne pas craquer. Elle se contenta donc d'acquiescer.

Elle se leva et marcha dans sa direction. Elle lui en voulait pour ce qu'il venait de lui faire endurer car elle avait réellement eu peur qu'il ne s'arrête pas, sans compter qu'il lui avait fait perdre tout ses repères vis à vis de lui. Noeru arrêta de marcher lorsqu'elle arriva à sa hauteur.

- Est-ce que tu sais ce qu'on ressent lorsqu'on est.. celui qui se fait agresser..?

Après tout il s'en était pris à elle à deux reprise ce soir, jouant sur la même peur. Elle leva son poignet et le désigna d'un signe de tête.

- Tu m'as fait mal tu sais...

Ce n'était que la partie visible de l'iceberg bien sûr, mais elle aurait eu de la peine à lui expliquer comment elle avait vécu ces deux expériences. Elle baissa les yeux et soupira.

- Je m'excuse sincèrement de t'avoir rendu inquiet... Mais je me demande si je méritais vraiment un tel traitement...

Encore une fois elle parlait dans sa barbe, elle n'aimait pas le contrarier mais il lui semblait important de lui faire savoir ce qu'elle ressentait sur le moment. Elle décida tout de même de ne pas s'éterniser sur le sujet, voulant vraiment passer à autre chose. Noeru releva la tête et le regarda dans les yeux, les siens toujours légèrement brillant à causes de ses larmes qui ne s'étaient pas décidées à couler précédemment.

- Je t'appellerais dans le courant de la semaine... Je te raconterais ma journée si tu veux... Je te tiendrais au courant...

Noeru n'avait pas l'habitude de faire ça. En fait elle appelait rarement des gens, ou si elle le faisait c'était qu'elle avait quelque chose de précis à dire mais elle n'avait jamais pris l'habitude d'appeler simplement pour prendre des nouvelles.

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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Lun 18 Aoû - 1:30

Toma regardait toujours ses pieds, ignorant que l’adolescente s’approchait de lui. Il redoutait une nouvelle gifle de sa part. Il savait que si elle le frappait de nouveau, il aurait du mal à contenir son agacement. Après tout, s’il en était venu à de tels moyens, c’était parce qu’elle refusait de l’appeler, qu’elle s’éloignait toujours le plus possible de lui pour éviter de « l’inquiéter »; mais tout ce que cela faisait au final, c’était énerver Toma, et l’inquiéter encore plus qu’il ne le devrait. Il poussa un soupir puis se redressa pour regarder l’adolescente puis fut surpris de la voir si proche, mais ne laissa rien paraître. Quand est-ce qu’elle s’était levée ? Et comment avait-il fait pour ne rien remarquer ?


- Est-ce que tu sais ce qu'on ressent lorsqu'on est.. celui qui se fait agresser..?


Toma ne répondit pas, préférant se taire plutôt que de se disputer avec elle. Il n’avait jamais eu à subir d’attaques de ce type, mais il avait déjà été persécuté. Ce n’était pas tout à fait la même chose, mais il s’imaginait que ce n’était pas foncièrement différent. On se sentait impuissant, humilié, on avait peur et on ne savait pas ce qui allait nous arriver. Ce n’était peut-être pas comparable, mais le rouquin se doutait bien à quel point ça l’avait atteint, surtout quand il la voyait trembler autant.
Lorsqu’elle lui dit qu’elle lui avait fait mal, Toma croisa les bras, la fixant intensément dans les yeux. Il l’avait fait délibérément. Il voulait savoir, qui elle appellerait. Et en y repensant, il n’avait obtenu aucune réponse de la part de sa petite-amie. Est-ce qu’elle choisirait de rester seule, de n’appeler ni prévenir personne de son état ? Toma serra son poing, mais le desserra aussi vite, ne voulant pas apparaître trop crispé. Il lui jeta le même regard glacial et répondit de sa voix la plus neutre et la plus distante.


- Je sais.


Il s’arrêta pour la fixer, ses yeux étaient brillants à cause des larmes qui menaçaient de couler à tout moment. Ce que le rouquin voulait à tout prix éviter lui tomba alors dessus : il se sentait coupable d’avoir été si loin. Toutefois il était décidé à aller jusqu’au bout, et il ne comptait pas s’excuser pour avoir appuyé un point sensible de la brune. Après tout, elle faisait exactement la même chose en ne l’appelant pas.


Je me sens tout aussi impuissant et faible, quand toi, tu ne me dis rien.


Il l’écouta s’excuser silencieusement. Il s’en voulait de plus en plus. Peut-être était-il allé vraiment loin cette fois. Il soupira puis tendit la main pour la poser tendrement sur la joue de l’adolescente, le pouce derrière son oreille, puis il s’approcha doucement d’elle.


- Je t'appellerais dans le courant de la semaine... Je te raconterais ma journée si tu veux... Je te tiendrais au courant...


Toma ne put réprimer un sourire puis s’approcha encore un peu de la jeune fille avant d’ôter sa main de sa joue. Le rouquin avait enfin eu sa réponse, et elle était plus que satisfaisante. Il remit en place les cheveux qu’il avait déplacé de son gestes, puis laissant retomber sa main le long de son corps.


- Merci…


Il ne lui demanda pas si elle allait vraiment le faire, il ne voulait plus être en froid avec elle. Il avait fait tout ce chemin jusqu’à elle, il n’allait pas repartir après une dispute. Et puis il était tout à fait satisfait de la réponse de la lycéenne, et ça se voyait à son expression. Il réduisit la distance entre l’adolescente et lui, puis déposa un baiser sur son front en guise d’excuse. Il voulait qu’elle oublie ce qu’elle avait vu de lui un peu plus tôt. Aussi loin qu’il pouvait y penser, jamais il n’avait fait une chose pareille. D’ailleurs cette personne là, ce n’était absolument pas Toma. En aucun cas il ne lui ressemblait et le rouquin le savait, jamais il n’agirait de la sorte envers une femme, car il savait qu’il ne pourrait plus se considérer comme un homme après ça. Il s’écarta d’elle après quelques instants puis alla s’adosser de nouveau contre la fenêtre avant de prendre la parole naturellement, sans essayer de parler doucement pour les cacher.


- Réserve-moi ton premier weekend de libre.


Il lui adressa un sourire sans la lâcher des yeux. Il voulait changer de sujet, pour ne pas s’éterniser sur cette dispute. Il espérait qu’elle aurait vite la permission de sortir les weekends, après tout ils avaient toujours cette balade en forêt, et puis il devait bien un restaurant vu la façon dont il l’avait ramené l’autre jour. Et il y avait tellement d’autres choses qu’il voulait faire avec elle, pourquoi pas aller à la mer, il était sûr qu’elle était du genre à s’extasier devant les palmiers et prendre des tas de photos, ou alors ils pourraient aller dans une ville un peu plus lointaine et visiter simplement, se balader comme un couple normal dans la rue, sans craindre que quelqu’un ne les voit. Vraiment, il y avait tellement de choses, et il était tellement triste, surtout pour elle, qu’elle soit obligée de rester coincée ici pour l’été… Il tendit le bras puis prit la main de la lycéenne pour l’attirer plus près de lui, lui murmurant quelques mots d’une voix enjôleuse en lui adressant un regard doux.


- J’ai prévu te~llement de choses.


En réalité, s’il s’adressait à elle de la sorte, c’était plus pour lui faire oublier ses agissement d’un peu plus tôt, car il le savait, qu’elle avait eu peur, qu’elle peinait à se rendre contre qu’il s’agissait bel et bien de Toma. Même si pour lui, ça n’avait été qu’un jeu, il savait qu’il n’était pas trop mauvais acteur, déstabiliser l’adolescente s’était avéré bien plus simple que prévu. Il espérait pouvoir lui ôter ces images de l’esprit. Après tout, la dernière chose qu’il voulait c’était qu’elle ait peur de lui… Il ne manquerait plus que ça...
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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Lun 18 Aoû - 20:36

Noeru était heureuse de voir réapparaître si vite l'homme qu'elle aimait. Elle avait craint qu'il reste dans le même état d'esprit longtemps et s'était méfié les quelques minutes qu'elle était restée en face de lui. D'ailleurs lorsqu'il avait approché sa main elle eut un mouvement de recule, ne voulant pas qu'il la touche de la même façon qu'il l'avait fait précédemment. Mais maintenant qu'il était redevenu doux elle était plus sereine, plus à l'aise.

- Réserve-moi ton premier week-end de libre.

- ça marche.


Lui avait-elle répondu un léger sourire aux lèvres. Comme il avait été le premier à lui le demander elle n'aurait rien à décommander et n'aurait donc pas d'excuse à trouver. D'un autre côté si elle devait refuser une sortie pour son premier week-end à n'importe lequel de ses amis elle aurait de la peine à justifier le fait qu'elle ne soit pas disponible.. Bon de toute façon ce n'était pas pour tout de suite, elle avait encore le temps de chercher quoi répondre dans ce cas de figure.

- J’ai prévu te~llement de choses.

Noeru était curieuse et se réjouissait de voir où est-ce qu'il avait l'intention de l'emmener. Après tout elle n'avait encore jamais réellement eu de rencard avec lui et ne savait pas dans quel genre de lieu il avait l'habitude d'emmener ses rendez-vous. En fait en y réfléchissant elle ne savait pas non plus ou il allait seul. Elle s'imaginait qu'il passait un certain temps dans des bars et autres lieux du même ordre, mais lorsqu'il ne faisait pas ça, il faisait quoi ? Elle le voyait mal rester chez lui après tout.

- Je me réjouis alors...

Ses commissures étaient toujours sensiblement levés et elle s'approcha doucement de lui, une nouvelle fois. Lorsqu'elle fût assez proche elle l'embrassa brièvement. Elle n'aurait pu expliquer pourquoi elle avait fait ça, laissant tout simplement agir son corps pour elle. Elle ne resta pas vers lui en revanche, reculant de trois pas quand elle eu terminé son court baiser, sans le quitter des yeux. Elle ressentit soudain la fatigue du entre autre au fait qu'elle dormait mal et peu depuis des semaines, mais aussi à cause de la frousse qu'elle avait ressentit quand il avait joué à lui faire peur.

Elle rejoignit donc son lit sans un mot et alors qu'elle était allongé bien au chaud sous sa couverture recommença à le contempler de ses grands yeux bleus. Elle regrettait de ne jamais prendre le temps de le regarder plus longtemps. Après tout il avait tout pour lui de ce côté là. Des yeux à couper le souffle, un visage sur le quel tout s'accordait à la perfection, des cheveux dont elle enviait presque la couleur et un corps absolument sexy. Elle se mordit la lèvre inférieur inconsciemment. Son petit-ami était à croquer il fallait bien l'avouer et elle ne s'étonnait pas qu'il ait autant de succès.

- Je t'ai déjà dit à quel point je te trouvais beau ?

C'était une vrai question et c'était sorti tout seul. En se rendant compte de se qu'elle venait de demander elle rougit mais ne tenta pas de se rattraper. Si elle faisait ça soit elle s'enfoncerait soit elle deviendrait vexante. De toute façon elle était trop épuisée pour faire le moindre effort et on l'entendait à sa voix ainsi qu'à son élocution.

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MessageSujet: Re: Frayeur nocturne. (PV Toma)   Lun 18 Aoû - 22:56

Toma était ravi de revoir la brune en face de lui sourire à nouveau. Il avait eu peur qu’elle refuse, surtout quand il repensait à la manière dont elle s’était légèrement reculée quand il avait approché sa main de sa joue. Il savait qu’à présent, Noeru avait compris que le Toma qu’elle connaissait était revenu, et qu’elle n’avait plus besoin d’avoir peur. D’ailleurs on le voyait à son sourire, qu’elle était un peu moins effrayée et méfiante qu’un peu plus tôt. Lorsqu’elle s’approcha de lui pour l’embrasser, le rouquin la laissa docilement faire, et s’apprêtait même à répondre au baiser de la brune en l’enlaçant. Mais il ne put rien faire : elle s’échappa avant qu’il ne put faire quoi que ce soit. Vraiment… Elle s’échappait toujours bien trop vite. Et le fait qu’elle s’écarte de lui si rapidement laissa au roux un sentiment assez amère, comme si quelque chose avait manqué.

Il la regarda se faufiler dans son lit, sans ciller, l’air quelque peu boudeur quand aux gestes de la brune. Il imaginait bien qu’elle était fatiguée, mais elle ne pouvait pas lui donner un baiser digne de ce nom pour lui souhaiter une bonne nuit ? Après tout il le méritait bien.
Le sportif voyait bien que l’adolescente l’observait intensément, comme si elle cherchait un défaut sur ce visage et ce corps. Toma esquissa un sourire. Elle pouvait bien chercher, et ce pendant longtemps. Cependant, même s’il était conscient de son apparence extérieure, pour laquelle il avait travaillé bien dur, son coeur fit un bond lorsqu’il vit l’expression de l’adolescente, qui se mordait la lèvre inférieure, et le rythme de ce dernier s’accéléra une fois qu’elle prit la parole.


- Je t’ai déjà dit à quel point je te trouvais beau ?


Toma se sentit rougir, mais il ne la lâcha pas des yeux, ne voulant pas baisser le regard. Après tout, même si sa fierté en prenait un coup, il savait que ce n’était pas la première fois que la jeune fille le voyait prendre autant de couleur. Il passa une main dans ses cheveux en la fixant toujours droit dans les yeux. Il ne savait pourquoi ce simple compliment, qu’il entendait à maintes reprises dans une journée, avait autant d’effet lorsque c’était Noeru qui le disait. Il s’approcha doucement du lit, laissant apparaître un sourire sur ses lèvres, prenant la parole d'une voix enjôleuse.


- C’est une invitation ?


En s’approchant, il remarqua que l’adolescente également avait rougi. Ce détail le fit sourire un peu plus. Alors ce n’était même pas de la provocation de la part de sa petite amie, mais seulement une phrase qui lui avait échappée. Il trouvait alors l’occasion de se venger gentiment du baiser bien trop court que l’adolescente lui avait donné un peu plus tôt. Là il n’allait rien faire d’effrayant ou de méchant, il allait juste agir comme Toma Sayashi le ferait. Il ôta sa veste qui recouvrait son torse et cachait ses bandages puis souleva la couverture sous laquelle Noeru s’était réfugiée, posant sa tête sur l’oreiller de la brune, juste en face de son visage.
Il fixa ses iris bleues pendant un long moment, son visage n’ayant en aucun cas perdu ses couleurs, puis il réduisit la distance entre leurs deux corps, afin d’éviter que l’un d’entre eux ne tombe. Après tout c’était un lit individuel, et ils étaient deux dessus. En fait, s’il ne faisait rien, ce n’était pas que l’envie lui manquait, c’était simplement que son coeur n’était pas encore assez calme pour cela. Il battait toujours à tout rompre. Ces moments-là avec la brune lui avaient manqués, et même si le début de sa visite ne s’était pas très bien passé, il allait faire de son mieux pour que tout se passe bien sur la fin.

En voyant que son coeur ne se décidait pas à ralentir la cadence, le sportif décida d’embrasser amoureusement son élève, un peu plus longuement et passionnément que ce que l’adolescente n’avait fait un peu plus tôt. Il passa également son bras autour du corps de l’adolescente, l’attirant un peu plus contre lui. Après quelques instants, il rompit ce contact puis se remit à fixer le regard océan de Noeru, puis il lui murmura quelques mots, comme pour la rassurer :


- Je t’aime.


Il n'osait plus la regarder et avait détourné son regard de la brune, gêné. Il savait qu’il était toujours légèrement rouge, que son coeur était toujours fou et que l’adolescente pouvait voir, entendre et sentir toutes ces choses. Lorsqu’il osa enfin baisser son regard gêné vers elle, il ne put capturer son regard, puisque ses yeux étaient clos. En y réfléchissant, même sa respiration était devenue plus calme et régulière. Un léger rire secoua alors Toma, qui la trouvait vraiment adorable. C’était dans des moments comme ça qu’il se rendait compte qu’il avait plus que tout envie de l’aider et de la protéger. Il la regarda encore pendant de longues minutes avant de sombrer à son tour pour quelques heures, avant de se réveiller en catastrophe en se souvenant que si quelqu’un du personnel les voyaient ainsi, ils auraient de sérieux ennuis…
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